Confiture maison

IMG_2166 confitureJe n’ai jamais eu la dent sucrée et j’ai toujours nettement préféré le salé. J’avoue cependant que ce qui égaie mes matins de semaine, ce sont les toasts avec du fromage à la crème et un peu de confiture. Mais les confitures avec pectine de l’épicerie ne m’ont jamais impressionnées et la texture gélatineuse, ce n’est pas pour moi.

Le jour où j’ai compris que faire de la confiture maison, c’était la chose la plus simple au monde et que le résultat valait mille fois celui des confitures commerciales, je jubilais. Ma sœur m’avait donné quelques tiges de rhubarbe de son jardin; mélangées avec des fraises que j’avais cueillies moi-même dans une ferme de la région, ça ne pouvait pas être plus local et certainement pas plus savoureux! Miam-e!

Ingrédients (cette recette donne 2 pots de confiture) :

  • 9 tasses de fraises (peuvent être mélangées avec de la rhubarbe si c’est la saison)
  • 2 1/4 tasses de sucre

C’est tout!!! Deux ingrédients seulement! Incroyable, non?

  1. Couper les fraises en deux ou en quatre si elles sont très grosses. Mélanger avec le sucre et laisser reposer 30-45 minutes afin de permettre aux fruits de libérer leur jus.
  2. Mettre les fruits dans une grande casserole et porter doucement à ébullition à feu moyen. Remuer constamment pour éviter que les fraises ne brûlent et collent au fond. Une écume se formera sur les fruits, mais pas de panique! Elle finira par disparaître.
  3. Poursuivre la cuisson en remuant fréquemment jusqu’à ce que les fraises se transforment en purée. La confiture est prête lorsque l’écume a disparue, que la couleur est d’un beau rouge foncé et que la consistance souhaitée est atteinte. Cette étape peut prendre jusqu’à 45 min.-1 h.
  4. Verser dans des pots de verre et laisser refroidir.

Voilà! Et comme cette recette ne fait que 2 pots de confiture, je ne juge pas nécessaire de les stériliser une fois remplis. Vous pouvez les conserver au frigo et croyez-moi, ils seront vides avant que vous n’ayez à les jeter!

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Je vous garantis que vous allez épater la galerie avec votre confiture maison. Encore plus si vous la servez avec une miche artisanale fraîchement sortie du four!

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault

Galerie de portraits de famille

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La famille, c’est très important pour moi. Le patrimoine familial a toujours été fort chez nous et nous avons un grand intérêt pour nos ancêtres. Savoir qui ils étaient, ce qu’ils faisaient m’a toujours fascinée. Il faut dire que parmi eux se trouvent des gens au parcours singulier. Gardien de phare, sculpteur, homme fort… les anecdotes sont nombreuses.

J’avais dans mon appartement une petite galerie de portraits de famille que j’affectionnais particulièrement. Je cherchais donc à l’intégrer dans notre décor plus épuré.

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Il y avait déjà un coin vintage dans la chambre, où j’avais placé causeuse et fauteuil de style Louis XV (héritage de ma grand-mère). Comme le dossier de la causeuse est bas, l’espace disponible au mur était très grand et allongé. J’ai donc proposé à Raphaël d’agrandir la galerie de portraits et d’y intégrer des photos de sa famille également. Et en fouillant dans les albums de ses parents, j’ai été surprise de constater à quel point les photos de sa famille diffèrent des miennes. Ses parents et grands-parents ont vécu en ville et ils ont beaucoup de portraits réalisés chez le photographe. Leurs vêtements ont l’air riche et distingué. De mon côté, c’était plus bucolique et moins formel et je trouvais fascinant de comparer ces deux environnements de vie.

Nous avons donc fait une sélection de portraits et de cadres qui s’amalgament bien, sans tous être pareils. Le point central quant à lui est un grand cadre doré qui me vient de ma grand-mère. Une amie avait autrefois recouvert le fond d’un velours matelassé et de bandes élastiques, permettant ainsi d’y glisser de plus petites photos. Toute la partie de gauche à partir du centre du cadre doré est réservée à la famille de Raphaël. Celle de droite est constituée de portraits de ma famille.

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Pour l’installation, afin d’éviter de faire plein de trous dans les murs, nous avons planifié la disposition des cadres en les plaçant sur le sol. À l’aide de ruban à masquer, nous avons reproduit les cadres sur le mur avant de les fixer. Petit truc simple, mais très efficace.

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Je suis très heureuse que la petite galerie que j’aimais tant dans mon appartement ait trouvé une place dans notre nouvel environnement. J’apprécie d’ailleurs beaucoup le fait que nous arrivions à faire un mariage heureux entre mes meubles vintage et autres vieilleries et les lignes plus sobres et industrielles de nos constructions. J’avais un peu peur que ça ne passe pas et pourtant ça cohabite si facilement!

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault

La saga des fenêtres suspendues

_DSC5474-blogDepuis 1 an, Raphaël me parle du muret qui sépare la cuisine de notre chambre. C’est qu’il fait 7 pieds de haut et il y a un espace vide de 5 pieds au-dessus. C’est obligatoire selon le code du bâtiment; ce muret ne doit pas aller jusqu’au plafond. Raphaël avait toutefois pour idée d’y accrocher quelque chose. Quelque chose qui serait amovible et qui ne nous empêcherait pas de passer par-dessus le muret en cas d’incendie.

Notre quartier est plutôt industriel et la ville a annoncé, il y a quelques années, la démolition d’une usine datant des années 40. Oh la la le joli patrimoine qui serait détruit! Nous étions bien désolés d’apprendre que l’immeuble allait disparaître, emportant avec lui son histoire. Son histoire et aussi de nombreuses fenêtres à carreaux. Superbes, grandes, avec la trace de 75 années d’usure… Depuis que Raphaël avait posé les yeux dessus, il les imaginait bien accrochées au-dessus de notre muret.

S’en est suivi une série d’appels et de demandes pour savoir si nous pouvions récupérer deux fenêtres. Si une certaine ouverture d’esprit a été ressentie au départ, l’entrepreneur responsable de la démolition a fini par dire que non, ça ne serait pas possible. Alors c’est avec un pincement au coeur que nous regardions l’édifice disparaître peu à peu au fil des semaines.

Un peu avant la fin de la démolition, nous avons décidé de faire une ultime tentative. Plusieurs mois avaient passé, Raphaël a donc essayé de recontacter l’entreprise en formulant la demande à nouveau. Un certain Tony nous a laissé croire que la chose était possible. Plusieurs conversations ont eu lieu, nous sommes allés rencontrer la personne responsable sur le chantier, lui avons montré les fenêtres que nous voulions avoir… Nous étions certains que ça allait fonctionner, tout allait se concrétiser d’un jour à l’autre. Mais finalement, un lundi matin, le mur a été poussé par terre… Nos coeurs brisés ont dû faire une croix finale sur le désir de sauver un bout de l’histoire de notre quartier.

Malgré tout, nous avions toujours le souhait de suspendre des fenêtres au-dessus de notre muret. C’est finalement en fouillant sur Internet que nous avons trouvé Martin, un artiste récupérateur de Bromont, qui vendait deux belles fenêtres à carreaux en bois. Nous avons fait l’aller-retour pour aller les chercher et le soir même elles avaient trouvé leur place dans notre maison. Ça n’aura pas été simple, mais nous adorons nos fenêtres. Comme quoi on peut toujours arriver à nos fins avec un peu de persévérance!

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Et si vous cherchez de belles pièces, allez jeter un coup d’oeil sur le site de Martin. Il a une grande variété d’objets et meubles uniques et originaux!

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault