Un concert à la Maison Symphonique

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J’ai fait de la musique pratiquement toute ma vie. J’ai commencé avec la flûte à bec au primaire pour ensuite entreprendre 6 ans de formation intensive de flûte traversière au secondaire et au CÉGEP. J’ai participé à des camps musicaux et des compétitions de niveau provincial. Quelques années plus tard, j’ai décidé d’apprendre à jouer de la basse électrique et j’ai fait partie de plusieurs groupes dans lesquels j’étais bassiste et chanteuse. La musique était très importante et omniprésente dans mon quotidien.

À mon arrivée à Montréal, j’allais voir des spectacles d’artistes connus et de groupes émergents dans les bars. J’aimais ça et c’était naturel pour moi. Puis j’ai cessé de jouer de la musique il y a 4 ans, j’ai accroché ma basse et je ne l’ai presque plus touchée depuis. Et en synchronicité avec ma retraite musicale, j’ai aussi pratiquement arrêté d’aller voir des concerts. Ça s’est fait naturellement, les priorités et changements dans ma vie ont modifié mes habitudes.

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Or, le 15 octobre dernier, Raphaël et moi nous sommes rendus à la Maison Symphonique pour assister à un concert de Ludovico Einaudi, un pianiste classique contemporain. Sa musique ressemble un peu à la trame musicale d’un film et elle sait générer des émotions fortes chez ses auditeurs. C’est donc vêtus de nos plus beaux habits que nous sommes entrés dans la magnifique salle et, pendant 2 heures, j’ai retenu mon souffle. C’était superbe, la mise en scène était soignée, l’acoustique était formidable. Et dans les moments les plus intenses, lorsque la chair de poule m’a parcourue de la tête aux pieds et que mes yeux sont devenus humides, j’ai été obligée de constater que la musique me manquait.

La réaction physique et psychologique que la musique déclenche chez moi est très forte et c’est en partie pourquoi j’ai aimé en faire pendant toutes ces années. Ce que j’aimais particulièrement de la basse électrique était de ressentir la vibration dans mon corps. Une impression de pouvoir toucher à la musique.

Je n’ai pas fait une croix définitive sur ma carrière de musicienne. J’y reviendrai peut-être un jour et mes instruments demeurent bien en vue à la maison. On verra ce que l’avenir me réserve de ce côté…

Je vous laisse sur ma pièce préférée de Ludovico Einaudi, Experience de l’album In a time lapse. La première fois que je l’ai entendue, elle reflétait exactement comment je me sentais à ce moment de ma vie. Elle demeurera une pièce très spéciale pour moi.

Bonne écoute!

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault

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