Camping et ancien temps

Juste après le congé de Noël, je crois que le jour férié que j’apprécie le plus est celui de la fête du Travail. C’est l’occasion de profiter une dernière fois de l’été avant d’entrer dans le tourbillon de l’automne. Cette année, j’ai proposé à Raphaël d’aller faire du camping et bien que ça ne soit pas son activité favorite, il a gentiment accepté.

Nous avons jeté notre dévolu sur le Parc de la Gatineau. Je n’y étais jamais allée, mais le site avait l’air rudement joli! Je préfère également les sites qui offrent plus d’intimité, même s’il faut laisser la voiture derrière et marcher un peu pour s’y rendre. Arrivés le vendredi un peu tard, nous avons monté notre campement à la noirceur, ne sachant pas trop de quoi aurait l’air notre réveil. Mais la belle surprise au petit matin! De l’autre côté du chemin, on pouvait apercevoir le lac Philippe à travers les arbres. Un sentier permet de le longer et plusieurs plages le rendent très accessible. Nous étions toutefois épuisés de notre semaine plutôt chargée et l’énergie n’y était pas pour partir à l’aventure. On s’est donc contenté de courtes promenades dans les environs, d’une petite baignade dans le lac et d’une soirée au bord du feu. Nous aurions pu en profiter pour faire du canot, aller visiter une caverne de marbre et grimper une montagne, mais nous étions heureux de nous reposer tout simplement, loin des bruits de la ville. Et le simple fait de pouvoir cuisiner sur le feu me comblait de joie et d’allégresse. Pas besoin de plus!

Pas de chance pour la deuxième journée de notre séjour, on annonçait une pluie diluvienne et nous n’avions certainement pas envie de passer la journée dans la tente. Nous avons donc pris la route en direction du Upper Canada Village. Pas du tout dans le même coin, mais les 2 heures de route pour s’y rendre ne nous faisaient pas peur. Ça devait faire au moins 20 ans que je voulais aller le visiter et je ne m’étais jamais décidé à faire le détour. Légèrement surexcitée, j’ai fait mon entrée dans le village en ayant pas assez d’yeux pour tout voir. Les maisons provenant de la région y ont été déménagées dans les années 60, permettant à ses visiteurs d’en apprendre un peu plus sur la vie en Ontario au milieu du 19e siècle. Les rues étaient animées de touristes, mais aussi de personnage de l’époque et d’animaux de ferme.Nous y avons flâné 4 heures et j’aurais franchement pu y passer la journée! J’aime prendre le temps d’observer les détails, les tapis, la vaisselle, la disposition des meubles, les couleurs, les odeurs. Nous avons été tout particulièrement impressionnés par la scierie et la lainerie avec leurs machines datant de la révolution industrielle.

Mais avez-vous vu cette cuisine? Le rêve!!! J’aurais tant d’expérimentation à y faire! 

Et me voici affichant un sourire un peu tristounet au moment de partir.

Ceci dit, la route du retour n’était pas piquée des vers non plus. Les couleurs et la brume nous ont offert un joli spectacle.

Après 3 nuits à dormir dans la forêt, nous avons plié bagage et sommes retournés à la maison. Et même si nous sommes toujours heureux de rentrer, nos aventures nous laissent toujours un petit goût de revenez-y. Jusqu’à la prochaine fois!

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault

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