Un sapin comme quand j’étais petite

J’ai grandi avec des sapins de Noël naturels et ils étaient remplis de décorations bricolées. Des bas et des cannes en pâte de sel, des bonhommes en rouleaux de papier de toilette, des guirlandes d’anneaux de carton, le tout généreusement arrosé de glaçons qu’on déposait délicatement sur les branches. J’y repense et je me dis qu’ils devaient être rudement jolis nos sapins!

L’an dernier, quand j’ai mis le pied chez mon père pour les célébrations annuelles, je n’ai pu m’empêcher de m’exclamer: « Mais quelle splendeur d’arbre de Noël! ». (Peut-être pas exactement dans ces mots, mais vous pouvez imaginer mon enthousiasme.) Mon papa m’a alors expliqué qu’il l’avait acheté par le biais d’une campagne organisée par le Club des Lions de la ville voisine et qu’il était lui-même allé le choisir en forêt.

Un an plus tard, à l’approche des Fêtes, j’avais toujours le beau sapin de mon père en tête et heureusement pour moi, le Club des Lions avait décidé de renouveler sa vente de sapins pour la guignolée. J’ai donc noté l’activité à mon agenda, bien décidée à faire les deux heures de route pour aller chercher mon arbre. Vous vous direz peut-être que je suis zinzin de faire deux heures de route (aller seulement) pour aller cueillir un sapin en forêt. Ça peut paraître exagéré, mais je me permettrai d’ajouter que je viens d’une famille de cinq enfants. Avoir l’occasion de voir mes parents en petit comité n’est pas quelque chose qui arrive très souvent. Et organiser une activité seule avec mes deux parents et leurs conjoints respectifs, c’est carrément du jamais vu.

Ce matin où j’ai donné rendez-vous à mes parents dans le 3e rang, il faisait -20 degrés, les arbres étaient tous givrés, la campagne était toute enneigée et le soleil faisait tout briller. C’était beau sans bon sens et nous étions bien énervés de nous promener entre les petits arbres pour dénicher les nôtres. Ça valait nettement le réveil à 6h00 un samedi matin et le déjeuner mangé sur la route.

Mon sapin est cute au coton. Un grand mince pas trop fourni, mais quand même assez pour qu’on ait de la difficulté à le faire entrer dans le coffre de l’auto. Mon sapin est mignon, mais il est encore plus spécial parce qu’il est accompagné d’un joli souvenir.  Et maintenant, tout ce que j’ai envie de faire, c’est fabriquer des bonhommes en rouleaux de papier de toilette et des guirlandes en anneaux de carton pour mettre dedans. Comme quoi, on choisi bien de garder ses yeux d’enfants.

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault

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