Mur en planches de cèdre

Dès l’achat de notre loft, nous avons parlé de couvrir la surface d’un mur avec du bois. Nous avions pensé à du bois de grange dans la chambre, mais j’ai vite changé d’idée. Car bien que je trouve que ça se prête bien à un espace commercial, je trouve que c’est un peu moins le cas dans un cadre résidentiel. Il faut aussi dire que nos murs sont immenses, ça aurait été plutôt cher et ambitieux! Mais il y a environ un an, l’idée du bois comme revêtement mural est revenue. Nous avions en tête de couvrir un mur du salon de planches de cèdres. Comme ce mur est composé en grande partie de fenêtres, la surface à couvrir était raisonnable. Et pourquoi le cèdre? Parce que c’est beau, ça sent bon et c’est très léger, donc pas trop lourd à supporter pour le mur.

Le design que nous avions retenu nécessitait d’apposer les planches à l’horizontale et je tenais à ce qu’elles fassent toute la largeur du mur. Il n’était toutefois pas évident de trouver de belles planches de 11 pieds de longueur qui ne coûteraient pas une fortune. Mais heureusement pour nous, ma mère, qui est en projet de construction avec son conjoint, devait justement se couper du cèdre pour un revêtement extérieur. Je dis « se couper », car ils bûchent eux-mêmes une partie du bois pour leurs travaux. Bref, ils nous ont fait le cadeau de nous fournir toutes les planches dont nous avions besoin. Ce beau projet est donc encore plus spécial pour moi!

Voici à quoi ressemblait le mur au départ. Il était blanc avec des rideaux blancs. Comprenez-moi bien, j’adore les murs blancs, mais dans l’espace vaste que nous habitons, ça manquait un peu de personnalité.

Notre technique de construction a été bien simple. Nous avons vissé des supports de bois au mur en les fixant sur les colombages. On s’assurait ainsi une bonne résistance pour supporter les longues planches. Une à une, nous les avons mesurées et coupées en nous ajustant selon les imperfections du mur.

Comme le bois est un matériau naturel, certaines planches n’étaient pas parfaitement droites. J’ai donc utilisé un rabot pour faire des ajustements mineurs. Heureusement, le cèdre est un bois mou, donc très facile à raboter.

Pour fixer les planches au mur, nous avons utilisé un camo. Il s’agit d’un outil qui permet de visser en angle de 45 degrés. Ça nous a permis de n’avoir aucune vis apparente, donnant ainsi un fini franchement plus joli! Cet outil est conçu pour la construction de terrasses extérieures et lorsqu’on le fixe à la planche, cela crée obligatoirement un petit espace entre les morceaux de bois. Comme c’est exactement l’effet que nous voulions avoir, c’était l’outil parfait pour nous. (Notez ici que ce sont les mains de Raphaël sur cette photo et non les miennes! Ha!)

Nous n’avons pas rencontré d’embûches importantes dans la réalisation de ce projet, mais nous y avons mis le double du temps que nous avions évalué au départ, soit deux jours entiers. Malgré les courbatures et la fatigue à la fin de la deuxième journée, nous étions tellement contents! Non mais, regardez-moi ça!

Nous avions commencé à réinstaller les rideaux aux fenêtres, mais nous en sommes venus à la conclusion que c’était mieux sans. Certes, notre vue « à la New Yorkaise » n’est pas la plus belle du monde (difficile à voir à contre-jour, mais nous avons vue sur un autre édifice commercial), mais ça met nettement plus le mur en valeur. Je trouve que le bois ajoute énormément de dimension à la pièce et ça donne beaucoup de caractère. Le résultat est exactement tel que je l’avais imaginé! Et en plus, puisque le bois est une matière très absorbante, la présence de ce mur en planches de cèdre a réduit de manière considérable l’écho dans notre maison, ce qui est un point super positif pour nous!

Maintenant que ce projet peut être rayé de notre liste, je suis prête pour le prochain! 🙂

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault

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DIY bouquets de pompons

Que ce soit au sommet d’une tuque, aux coins d’un coussin ou sur la bordure d’un sombrero, j’ai toujours trouvé que les pompons savent donner un air de fête. J’ai eu envie de faire quelques bouquets (comme des bouquets de fleurs), histoire de faire arriver le printemps un peu plus vite. Voici comment j’ai procédé.

  1. Utiliser un verre en guise de gabarit pour faire 2 rondelles de carton. Plus le diamètre de la rondelle est grand, plus le pompon sera gros. Découper un plus petit cercle à l’intérieur pour ainsi obtenir deux beignes. Couper une fente à un endroit afin d’avoir accès au centre.
  2. En prenant soin de combiner les deux disques, y attacher l’extrémité de la laine pour éviter qu’elle ne glisse. Enrouler le fil en plusieurs épaisseurs sur toute la surface. Plus l’épaisseur sera grande, plus le pompon sera dense.
  3. En glissant des ciseaux entre les deux cartons, couper tous les fils de laine. Cette étape demande un peu de délicatesse, afin d’éviter que les brins de laine ne se défassent et sortent du centre du disque.
  4. En insérant un bout de laine entre les deux disques, faire un tour pour retenir tous les brins et faire un noeud pour les emprisonner. Une fois cette étape complétée, il est possible de retirer les disques de carton.
  5. Il se peut que quelques fils soient plus long, simplement utiliser des ciseaux pour les tailler.
  6. Pour la présentation, j’ai tapissé l’intérieur de petits verres de papier d’emballage, créant ainsi des vases colorés. Puis, en guise de tige, j’ai piqué les pompons sur des baguettes de bois.

Voilà! Ces petits bouquets seraient parfaits comme centre de table et ils ne coûtent presque rien à produire. Ils seront parfaits pour toutes les occasions!

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault

DIY tablette pour le bain

Je suis une grande fan des bains accompagnés d’une émission de télé. Ça me détend, ça me divertit, c’est le parfait combo. Mais j’avais toutefois cruellement besoin d’une tablette pour le bain, qui me permettrait d’y déposer chandelles et ordinateur. Je m’assurerais ainsi de garder mon appareil électronique au sec, tout en ayant une position plus confortable.

Telle ne fut pas ma surprise de constater que ce genre d’objet très simple pouvait afficher un prix assez élevé. Du moins, les tablettes que j’ai trouvées qui avaient un design intéressant. (Ce qui n’est vraiment pas toujours le cas!) J’ai donc vite opté pour une version DIY, surtout que c’est pas mal un des projets les plus simples à réaliser.

De passage à la cour à bois, mon œil a été attiré par une superbe planche de teck. C’est sa belle couleur et son grain qui m’ont d’abord séduite, mais après avoir lu un peu plus sur cette essence, j’ai constaté qu’il s’agissait d’un bois plus cireux et résistant à l’eau. C’était donc doublement parfait pour un objet qui allait côtoyer de près la baignoire.

Après avoir soigneusement mesuré la largeur du bain, j’ai taillé la planche afin d’obtenir deux morceaux de taille égale – le but étant de les coller côte à côte pour obtenir une tablette plus large. Et j’ai simplement donné quelques coups de rabot afin que le joint central soit bien fermé. Pour plus de sécurité, j’ai taillé deux petits morceaux de 1 po de largeur. Ceux-ci allaient servir à retenir la planche aux rebords du bain pour éviter qu’elle ne tombe dedans (ce qui serait franchement fâcheux). Afin d’adoucir les angles, j’ai sablé tous les côtés pour les aplanir un peu.

J’ai également sablé les deux planches avec du papier sablé de grade 80, 120 et 220 pour la rendre bien lisse. Par la suite, j’ai étendu un trait de colle à l’époxy avant de coller les deux morceaux de bois sur le sens de la longueur. J’ai utilisé de l’époxy à cause du côté cireux du teck. En général, de la colle à bois fait très bien l’affaire. J’ai ensuite utilisé des serre-joints afin que rien ne glisse pendant le séchage.

Une fois la tablette bien collée, j’ai répété l’étape du sablage une deuxième fois pour effacer toutes traces de débordement de colle. J’avais dans l’idée de visser les bâtonnets sous la planche, mais j’ai dû réviser mes plans… Bien que j’aie pris la peine de percer les trous avant de visser, un des blocs a fendu lorsque j’ai voulu le fixer. J’ai donc opté pour un plan B, qui était de simplement coller les deux petites pièces de bois. Comme quoi on est souvent appelé à improviser lorsqu’un réalise un projet pour la première fois! Et petit truc, avant de les coller définitivement, je les ai fixés avec un ruban adhésif et j’ai déposé la tablette sur le bain afin de valider mes mesures.

L’étape finale a été de protéger le bois avec de l’huile de teck. Je voulais un fini mat et l’huile était tout indiquée pour bien faire ressortir le grain tout en protégeant ma tablette. L’application à l’aide d’une éponge à teinture a été hyper facile et rapide. Je vous recommande toutefois de vous informer sur les meilleurs produits à utiliser selon l’essence de bois que vous aurez choisie.

Maintenant je n’ai qu’une seule envie! Un long bain chaud, un cocktail, une chandelle et un bon film!

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault