Aménagement de ma garde-robe

Nous n’avons pas de commode pour ranger nos vêtements. La chambre de notre loft est pourvue d’une très longue garde-robe assez grande pour loger tous nos effets. Quand nous avons emménagé, nous avons organisé le tout le mieux possible sans nous casser la tête et nous n’avons pas vraiment fait de changement pendant presque 3 ans. La seule amélioration a été d’ajouter une bande de LED sur toute la longueur à l’intérieur. Autrement, il y faisait noir comme dans un four! Mais objectivement, l’utilisation de l’espace était loin d’être optimale. Une très longue pôle surplombée d’une aussi longue tablette, voilà ce qui s’offrait à nous pour nos vêtements. Nous avions chaussures et autres articles un peu pêle-mêle au sol et les vêtements plus longs rendaient difficile de chercher quelque chose. Et ce qui n’avait pas besoin d’être suspendu était plié et divisé en pile sur la tablette. Ça tombait, ça se mélangeait. Bref, ce n’était pas très agréable. Je regrette un peu de ne pas avoir pris de photo de l’avant, mais en même temps, c’était un peu gênant! Ah!

J’ai donc parlé à Raphaël de mon envie de réorganiser la garde-robe et de construire des tablettes. Nous avons trois portes coulissantes, alors celle du centre pouvait être dédiée à cette étagère. Puis nous nous sommes mis à calculer les frais reliés à ce DIY et nous avons comparé avec une armoire de type PAX de chez Ikea. Nous nous sommes vite rendus à l’évidence que ça ne valait pas la peine de construire une étagère nous même. Pour 300 $, nous avons acheté un cabinet de la taille parfaite pour notre garde-robe, ainsi que 5 tablettes et 3 tiroirs.

Et comme je n’aime pas trop la vue de piles de vêtements mous et de couleurs dépareillées, nous avons aussi fait l’achat (toujours chez Ikea) de boîtes de feutre pour y classer t-shirts, vêtements de sport, sous-vêtements, etc. C’est tellement plus facile d’y chercher quelque chose et le coup d’œil est franchement plus joli!

Pour libérer de l’espace au sol, nous avons relevé la pôle et la tablette à un niveau qui nous convenait sans être à bout de bras (nous sommes plutôt grands, je dois l’avouer). La pôle a été sciée en deux afin de permettre l’installation de l’armoire, divisant ainsi les espaces afin que nous ayons chacun notre côté. Il a fallu faire un peu de plâtre et donner un coup de peinture pour masquer l’emplacement initial de la pôle, mais nous n’avons pas repeint la garde-robe en entier. Ça a donc été vite fait. Sur la longue tablette, nous avons rangé les articles dont nous avons plus rarement besoin. Le sol a ainsi été complètement dégagé pour y ranger valises et chaussures.

D’ailleurs pour les chaussures, nous avions un support en bois bien ordinaire et pour lui redonner un peu de vie, je lui ai simplement donné un coup de pinceau. C’est fou comme une couche de peinture peut changer un meuble!

Nous avons pu réaliser ce projet en une seule journée, y compris le plâtre et la peinture. Et bien honnêtement, ce sont des petits détails qui améliorent la qualité de vie au quotidien. Je regrette seulement ne pas l’avoir fait plus tôt!

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault

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Restauration d’une vieille chaise

Il y a un moment que je songe à remplacer la chaise de mon petit bureau de travail. J’ai trouvé celui-ci sur Kijiji il y a de cela plusieurs années, pour la modique somme de 20$. Rétro à souhait, il était en bon état et j’ai eu un mini coup de foudre. Il n’a toutefois jamais eu une chaise qui lui soit assortie. Depuis que nous avons emménagé, j’utilisais un petit banc de coiffeuse (le meuble, pas la profession!). Un mélange de style et d’époque que je n’aimais pas particulièrement. Mais dernièrement, je me suis souvenue d’une chaise mid-century que j’ai vu traîner chez mes parents depuis toujours. Lorsque j’ai demandé à ma mère si elle l’avait encore, j’ai été ravie d’apprendre que oui et encore plus contente qu’elle me l’offre gracieusement. La pauvre chaise était en piètres conditions. J’étais donc déterminée à la ramener à la vie!

Voici son état au départ. Le vinyle du siège était fendu, le dossier était endommagé et avait quelques traces de peinture. Et pour être honnête, elle ne sentait pas la rose! Un peu triste, car je trouvais le motif plutôt joli. J’ai donc entrepris de retirer le revêtement et la mousse qui avait atteint un point de non retour. J’ai pris soin d’enfiler masque et gants pour cette opération, ne sachant pas trop à quoi m’attendre à l’intérieur. Mis à part l’odeur, ce n’était pas si mal…

Une fois le siège mis à nu, je l’ai déposé sur la mousse neuve et j’ai tracé son contour en ajoutant environ deux pouces de plus pour couvrir les côtés. Puisque ma mousse n’avait qu’un pouce d’épais, je l’ai simplement découpée avec des ciseaux.  On peut trouver ce genre de mousse dans les magasins de tissus. Pour éviter qu’elle ne se déplace, j’ai utilisé une agrafeuses de type industriel pour la fixer au siège.

Pour le revêtement, j’ai choisi un tissu de recouvrement qui serait résistant aux frottements à répétition. J’ai simplement déposé le siège sur le tissu et en le tenant bien tendu, j’ai entrepris de le fixer également à l’aide de l’agrafeuse. Pour les coins, il faut prendre le temps de bien faire les plis. Et c’est rudement plus joli lorsqu’il y a une symétrie de chaque côté. Finalement, j’ai coupé l’excédent de tissu. Ne restait qu’à le revisser sur la chaise.

Pour le dossier, j’ai utilisé un décapant en gel. J’ai été impressionnée par ce produit sans odeur et facile d’utilisation. Dans mon cas, une seule application de décapant a suffit pour enlever le vieux vernis et les traces de peinture. J’ai appliqué le décapant sur la surface, je l’ai laissé agir 15 minutes et je l’ai retiré à l’aide d’un grattoir. Il faudra évidemment valider ces informations si vous choisissez d’utiliser un produit similaire, il pourrait y avoir des variantes d’une compagnie à l’autre.

Pour la finition, mon choix s’est arrêté sur un vernis satiné, comme pour tous les meubles de la maison sur lesquels nous avons travaillé. C’est définitivement notre fini préféré!

Je suis ravie du résultat! J’ai pu compléter ce projet en une seule journée et c’est le match parfait avec mon bureau. Je suis contente de pouvoir donner une deuxième vie à cette vieille chaise. En espérant qu’elle existera encore dans une autre cinquantaine d’années!

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault

DIY tablette pour le bain

Je suis une grande fan des bains accompagnés d’une émission de télé. Ça me détend, ça me divertit, c’est le parfait combo. Mais j’avais toutefois cruellement besoin d’une tablette pour le bain, qui me permettrait d’y déposer chandelles et ordinateur. Je m’assurerais ainsi de garder mon appareil électronique au sec, tout en ayant une position plus confortable.

Telle ne fut pas ma surprise de constater que ce genre d’objet très simple pouvait afficher un prix assez élevé. Du moins, les tablettes que j’ai trouvées qui avaient un design intéressant. (Ce qui n’est vraiment pas toujours le cas!) J’ai donc vite opté pour une version DIY, surtout que c’est pas mal un des projets les plus simples à réaliser.

De passage à la cour à bois, mon œil a été attiré par une superbe planche de teck. C’est sa belle couleur et son grain qui m’ont d’abord séduite, mais après avoir lu un peu plus sur cette essence, j’ai constaté qu’il s’agissait d’un bois plus cireux et résistant à l’eau. C’était donc doublement parfait pour un objet qui allait côtoyer de près la baignoire.

Après avoir soigneusement mesuré la largeur du bain, j’ai taillé la planche afin d’obtenir deux morceaux de taille égale – le but étant de les coller côte à côte pour obtenir une tablette plus large. Et j’ai simplement donné quelques coups de rabot afin que le joint central soit bien fermé. Pour plus de sécurité, j’ai taillé deux petits morceaux de 1 po de largeur. Ceux-ci allaient servir à retenir la planche aux rebords du bain pour éviter qu’elle ne tombe dedans (ce qui serait franchement fâcheux). Afin d’adoucir les angles, j’ai sablé tous les côtés pour les aplanir un peu.

J’ai également sablé les deux planches avec du papier sablé de grade 80, 120 et 220 pour la rendre bien lisse. Par la suite, j’ai étendu un trait de colle à l’époxy avant de coller les deux morceaux de bois sur le sens de la longueur. J’ai utilisé de l’époxy à cause du côté cireux du teck. En général, de la colle à bois fait très bien l’affaire. J’ai ensuite utilisé des serre-joints afin que rien ne glisse pendant le séchage.

Une fois la tablette bien collée, j’ai répété l’étape du sablage une deuxième fois pour effacer toutes traces de débordement de colle. J’avais dans l’idée de visser les bâtonnets sous la planche, mais j’ai dû réviser mes plans… Bien que j’aie pris la peine de percer les trous avant de visser, un des blocs a fendu lorsque j’ai voulu le fixer. J’ai donc opté pour un plan B, qui était de simplement coller les deux petites pièces de bois. Comme quoi on est souvent appelé à improviser lorsqu’un réalise un projet pour la première fois! Et petit truc, avant de les coller définitivement, je les ai fixés avec un ruban adhésif et j’ai déposé la tablette sur le bain afin de valider mes mesures.

L’étape finale a été de protéger le bois avec de l’huile de teck. Je voulais un fini mat et l’huile était tout indiquée pour bien faire ressortir le grain tout en protégeant ma tablette. L’application à l’aide d’une éponge à teinture a été hyper facile et rapide. Je vous recommande toutefois de vous informer sur les meilleurs produits à utiliser selon l’essence de bois que vous aurez choisie.

Maintenant je n’ai qu’une seule envie! Un long bain chaud, un cocktail, une chandelle et un bon film!

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault