Intégrer des miroirs dans son décor

miroirs-collageJusqu’à tout récemment, je n’avais jamais vraiment vu les miroirs comme des objets décoratifs. J’y voyais plutôt quelque chose d’utile et de nécessaire. Mais mon regard a récemment changé et j’ai réalisé l’effet qu’un miroir peut avoir sur un décor. Que ce soit pour agrandir une pièce, refléter la lumière ou donner de la prestance, les miroirs sont plus polyvalents qu’on le pense. Voici quelques suggestions pour les intégrer à la maison.

Les rondeurs sont généralement moins présentes dans une maison. Que ce soit les lignes d’une table, d’une armoire, d’un bureau ou les objets décoratifs comme les affiches et les toiles, beaucoup d’éléments ont tendance à être carrés ou rectangulaires. Ajouter un miroir rond le fera ressortir de l’ensemble de la pièce.

Pour ajouter un peu de romantisme, un miroir orné est toujours un classique. Pour les plus petits espaces, un simple miroir au cadre de métal et au look un peu rétro ajoutera une touche de douceur.

Dans un décor industriel ou rustique, ce miroir suspendu par un gros cordage trouverait parfaitement sa place.

Certains miroirs combinent plusieurs utilités. Comme ces deux exemples qui allient élément décoratif et utilité tout en offrant du rangement. Je trouve particulièrement pratique ce miroir sur pied permettant de suspendre des vêtements sur la barre à l’arrière.

Et finalement, pour un effet plus punché, un miroir avec un cadre coloré attirera le regard, surtout si l’ensemble de la pièce est composé de tons neutres — idéal pour une salle de bain, une chambre d’enfant ou un hall d’entrée.

Et vous, comment intégrez-vous les miroirs dans votre décor?

-Claude

Chic dosseret noir

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Pendant un peu plus d’un an, le dosseret de notre cuisine avait l’air de ça. Un banal mur blanc sans aucune fantaisie.

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Depuis quelques mois, j’avais en tête d’installer un dosseret en mosaïque alvéolée noire. Nous voulions quelque chose qui ferait un beau contraste avec les armoires et les murs blancs, en plus d’ajouter une texture intéressante. Raphaël m’a suivie dans cette idée et nous nous sommes lancés!

Comme c’était notre première expérience de pose de céramique, nous étions un peu nerveux. Nous nous sommes renseignés en regardant divers tutoriels sur des sites de quincailleries. Ce n’était pas si sorcier, mais il fallait simplement bien réfléchir à notre plan de match pour ne pas se tromper.

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Après avoir pris les mesures de la surface à couvrir avec précision, nous avons reproduit l’espace au sol avec du ruban à masquer. De cette façon, nous avons pu aligner les tuiles et déjà faire les coupes. Ce fut très pratique pour planifier la pose, mais je ne vous cacherai pas que ce ne fut pas aussi facile que ça en avait l’air de reproduire le mur de façon précise avec du ruban. Disons que ça prend un peu de patience et de concentration.

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Pour la coupe des tuiles, nous avons utilisé une scie à céramique à l’eau (que nous avons empruntée, mais il est possible d’en louer une dans les quincaillerie ou autres centres de location d’outils). Raphaël a opéré la machine et s’en est plutôt bien tiré puisqu’il n’a pas cassé de tuiles et en plus, la maison n’était pas pleine d’eau et de débris de céramique (quel champion!).

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Une fois le mur bien lavé, j’ai entamé la pose de la mosaïque. Nous avons opté pour un adhésif déjà préparé, plutôt qu’en poudre. Nous voulions nous simplifier la vie et ne pas avoir à nous soucier des proportions d’eau versus colle. Ça nous a aussi permis de sauver du temps, ce qui n’est pas négligeable. À l’aide d’une truelle dentelée, j’ai étendu la colle section par section, afin d’éviter qu’elle ne sèche avant que je puisse y apposer la céramique. Les stries faites à la truelle doivent être toutes dans la même orientation (dans mon cas, à l’horizontal) et en appliquant les tuiles, il faut presser doucement en faisant un léger mouvement dans le sens contraire des stries. Nous avons utilisés des cales d’espacements afin de nous assurer que les tuiles conservaient une distance égale et un niveau laser afin que tout soit droit.

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Pour les bords et les coins, nous avons utilisé un coupe-carreau, plus facile à manoeuvrer pour les petits morceaux. La préparation et la pose nous a pris deux après-midi. Beaucoup plus long que j’aurais cru, mais nous nous sommes appliqués à bien faire les choses et ça transparaît dans le résultat final.

Pour le coulis, nous avions pensé le faire jaune pour avoir un punch de couleur. Ce qui est toutefois plutôt difficile à trouver en Amérique du Nord, les choix de couleurs vont généralement du brun-beige au blanc en passant par le gris. Nous avons donc fait un test en mélangeant de la peinture acrylique avec du coulis blanc. Si le jaune était bien vibrant dans le coulis humide, on ne pouvait pas en dire autant une fois sec… La teinte a beaucoup pâli et le résultat final aurait été difficile à garantir. Nous avons donc opté pour un classique coulis blanc.

Avec un coulis en poudre, il est important de vérifier les dosages d’eau sur l’emballage. Dans notre cas, nous avons préparé la totalité de notre coulis avant de débuter l’application. Il a été très facile de le mélanger avec une palette de mélange et une perceuse. Pour l’application sur la tuile, j’ai utilisé une raclette en caoutchouc, le mélange n’y adhère pas et elle est douce pour la surface. Il faut appliquer une généreuse quantité de coulis et passer plusieurs fois avec la raclette dans une orientation diagonale à la tuile en vérifiant que les espaces soient bien remplis. Cette étape fut plutôt facile.

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Trente minute après la pose, nous avons nettoyé le surplus avec une éponge propre et humide. C’est assez fascinant de voir que ça enlève juste assez de coulis pour faire une finition nette. Une autre heure plus tard, il est possible de nettoyer complètement la surface de tout voile blanc (si vous utilisez un coulis blanc évidemment). Un coton à fromage humide suivi d’une serviette sèche a été très efficace dans notre cas.

Pour l’étape finale, ne reste plus qu’à attendre 24h que le coulis soit complètement sec, retirer le ruban à masquer, nettoyer et faire un joint de silicone à la jonction du mur et du comptoir. Petit truc pour un joint de silicone droit et sans bavure, appliquez du ruban à masquer sur le comptoir et sur la céramique à environ 1/4" de la jonction. Faire le trait de silicone, glisser le doigt dessus pour l’aplatir et retirer le ruban immédiatement. Il est également recommandé d’appliquer un scellant liquide afin de protéger le dosseret des taches.

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N’étant pas expérimentés, il nous a fallu de la patience pour bien faire les choses, mais je suis extrêmement fière de notre travail. Bien exécuté, le résultat à beaucoup de punch et donne une aspect très chic à la cuisine.

Je suis maintenant prête à m’attaquer à notre plancher de salle de bain! (Mais pas tout de suite… 😉 )

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault

Luminaires de cuisine

_dsc5857-blog luminaireNotre loft est plutôt vaste et les plafonds sont hauts (environ 12′). Donc avant même d’emménager, nous pensions aux luminaires que nous pourrions installer. Je voulais quelque chose qui garderait l’aspect industriel et qui aurait beaucoup d’impact. Et l’espace est si grand qu’on avait besoin de luminaires qui n’auraient pas l’air ridiculement petit…

Nous avons donc visité plusieurs boutiques et j’ai vite eu un coup de coeur pour un lampadaire converti en luminaire d’intérieur. Cet amour ne s’est toutefois pas transmis à son étiquette affichant 750$… Raphaël m’a alors dit qu’on pourrait sûrement économiser en faisant les modifications nous-même. Et chanceux que nous sommes, nous avons réussi à mettre la main sur un lampadaire quasi pareil (mais non modifié) dans un marché aux puces pour 175$.

_dsc5846-blog luminaire_dsc5859-blog luminairePour la suite, il n’a suffit que d’un adaptateur en porcelaine pour pouvoir y mettre une ampoule à culot régulier. Le filage a été retiré et remplacé par un fil gainé de tissu acheté au pied chez Style Labo à Montréal. Pour fixer le lampadaire, nous avons vissé un isolateur-poulie semblable à celui-ci (ce n’est pas essentiel que ça soit un isolateur, nous aimions simplement le look) directement à notre plafond et nous y avons attaché le luminaire avec un fil de fer.  Il faut faire attention lorsque les luminaires sont lourds, le simple fil électrique peut être insuffisant pour supporter le poids.

Avec une facture finale d’environ 250$, nous avons pu recréer le luminaire vu en boutique et avec une finition qui est (selon moi) supérieure à ce que nous aurions obtenu en l’achetant déjà modifié. Bref, mieux pour 500$ de moins? Je dis oui!!!

_dsc5864-blog luminaire_dsc5869-blog luminaire_dsc5866-blog luminairePour notre îlot, nous sommes allés avec quelques chose d’un peu moins tape à l’oeil, mais qui conservait l’esprit industriel. Nous avons acheté dans un bazar deux abats-jours vintage en métal émaillé pour 150$. Ils étaient en très bon états et avaient juste assez de patine pour leur donner un peu de caractère.  Nous avons trouvé deux canapés (la pièce qui retient l’abat-jour par le dessus) chez Style Labo et avons utilisé un fil gainé de tissu légèrement différent de celui utilisé pour le luminaire de la table. Pour 240$, nous avions donc 2 luminaires parfaits pour notre îlot. Encore une fois, réussir à obtenir exactement ce que nous recherchions, pour 75% moins cher qu’en boutique, je ne dis pas non!

_dsc5863-blog luminaireJ’adore le résultat final et l’éclairage que ça crée dans la cuisine. Raphaël s’est même découvert un intérêt pour la fabrication de lampes et il a déjà réalisé une première commande pour des amis. C’est qu’il a du talent ce garçon!

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault