Passer aux comptoirs de quartz

Je vous ai déjà raconté ici comment nous avons fabriqué nous-mêmes notre comptoir de béton pour notre îlot de cuisine. Au départ, le béton était un compromis pour nous. Nous venions de faire l’acquisition de notre propriété et les dépenses se multipliaient. Nous n’avions pas le budget pour acheter des comptoirs de quartz, alors nous avions opté pour un projet DIY moins coûteux, mais qui aurait du style.

Nous avons commis plusieurs erreurs de débutants pendant la fabrication. Déposer notre moule sur des tréteaux plutôt que directement par terre a fait en sorte que le comptoir n’était pas 100 % plat. La mélamine s’était gorgée d’eau et avait fléchi sous le poids du béton.

Les proportions d’eau et de ciment n’étaient pas tout à fait justes au moment de la préparation et notre mélange n’était pas aussi liquide qu’il aurait dû l’être. Il ne s’est donc pas étendu aussi bien que prévu. Il est devenu gris au lieu de blanc et beaucoup de bulles d’air sont restées prisonnières au moment du séchage. Résultat, notre comptoir était très poreux. Et la porosité n’est pas une qualité pour un comptoir de cuisine… Même si nous avons scellé sa surface avec un produit prévu à cet effet, il s’est taché assez rapidement. Il était plutôt difficile à nettoyer, puisque des particules fines se logeaient dans ses petits trous. Bref, nous l’aimions quand même, mais nous étions déçus de ne pas être parvenus au résultat souhaité.

Mais il y a quelques mois, Raphaël m’a fait la surprise de me proposer de changer nos comptoirs pour du quartz; l’îlot et le comptoir de l’évier. Il a trouvé un super bon prix et nous nous sommes dit que c’était le moment de le faire. C’est donc sans aucun regret que nous avons dit au revoir à nos comptoirs de mélamine gris et c’est avec un certain soulagement que nous avons enlevé notre dalle de béton de sur notre îlot. En plus d’être hyper résistants, sans aucune porosité et faciles d’entretien, nos comptoirs de quartz donnent un chic fou à la cuisine. Nous les avons choisis le plus blancs possible, afin de contraster avec le dosseret noir. Éventuellement, nous aimerions changer nos cabinets de cuisine pour quelque chose de noir également. En attendant, je jubile à chaque fois que j’entre dans la cuisine. C’est tellement beau!

Avant :

Après :

En conclusion, je ne suis pas fermée à l’idée de retravailler le béton un jour, mais pas pour des comptoirs de cuisine. Je trouve toutefois que le mélange bois et béton est très intéressant. Alors qui sait! Je vous parlerai peut-être un jour d’un autre DIY intégrant le béton, mais ce sera certainement à plus petite échelle!

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault

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Intégrer des miroirs dans son décor

miroirs-collageJusqu’à tout récemment, je n’avais jamais vraiment vu les miroirs comme des objets décoratifs. J’y voyais plutôt quelque chose d’utile et de nécessaire. Mais mon regard a récemment changé et j’ai réalisé l’effet qu’un miroir peut avoir sur un décor. Que ce soit pour agrandir une pièce, refléter la lumière ou donner de la prestance, les miroirs sont plus polyvalents qu’on le pense. Voici quelques suggestions pour les intégrer à la maison.

Les rondeurs sont généralement moins présentes dans une maison. Que ce soit les lignes d’une table, d’une armoire, d’un bureau ou les objets décoratifs comme les affiches et les toiles, beaucoup d’éléments ont tendance à être carrés ou rectangulaires. Ajouter un miroir rond le fera ressortir de l’ensemble de la pièce.

Pour ajouter un peu de romantisme, un miroir orné est toujours un classique. Pour les plus petits espaces, un simple miroir au cadre de métal et au look un peu rétro ajoutera une touche de douceur.

Dans un décor industriel ou rustique, ce miroir suspendu par un gros cordage trouverait parfaitement sa place.

Certains miroirs combinent plusieurs utilités. Comme ces deux exemples qui allient élément décoratif et utilité tout en offrant du rangement. Je trouve particulièrement pratique ce miroir sur pied permettant de suspendre des vêtements sur la barre à l’arrière.

Et finalement, pour un effet plus punché, un miroir avec un cadre coloré attirera le regard, surtout si l’ensemble de la pièce est composé de tons neutres — idéal pour une salle de bain, une chambre d’enfant ou un hall d’entrée.

Et vous, comment intégrez-vous les miroirs dans votre décor?

-Claude

Chic dosseret noir

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Pendant un peu plus d’un an, le dosseret de notre cuisine avait l’air de ça. Un banal mur blanc sans aucune fantaisie.

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Depuis quelques mois, j’avais en tête d’installer un dosseret en mosaïque alvéolée noire. Nous voulions quelque chose qui ferait un beau contraste avec les armoires et les murs blancs, en plus d’ajouter une texture intéressante. Raphaël m’a suivie dans cette idée et nous nous sommes lancés!

Comme c’était notre première expérience de pose de céramique, nous étions un peu nerveux. Nous nous sommes renseignés en regardant divers tutoriels sur des sites de quincailleries. Ce n’était pas si sorcier, mais il fallait simplement bien réfléchir à notre plan de match pour ne pas se tromper.

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Après avoir pris les mesures de la surface à couvrir avec précision, nous avons reproduit l’espace au sol avec du ruban à masquer. De cette façon, nous avons pu aligner les tuiles et déjà faire les coupes. Ce fut très pratique pour planifier la pose, mais je ne vous cacherai pas que ce ne fut pas aussi facile que ça en avait l’air de reproduire le mur de façon précise avec du ruban. Disons que ça prend un peu de patience et de concentration.

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Pour la coupe des tuiles, nous avons utilisé une scie à céramique à l’eau (que nous avons empruntée, mais il est possible d’en louer une dans les quincaillerie ou autres centres de location d’outils). Raphaël a opéré la machine et s’en est plutôt bien tiré puisqu’il n’a pas cassé de tuiles et en plus, la maison n’était pas pleine d’eau et de débris de céramique (quel champion!).

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Une fois le mur bien lavé, j’ai entamé la pose de la mosaïque. Nous avons opté pour un adhésif déjà préparé, plutôt qu’en poudre. Nous voulions nous simplifier la vie et ne pas avoir à nous soucier des proportions d’eau versus colle. Ça nous a aussi permis de sauver du temps, ce qui n’est pas négligeable. À l’aide d’une truelle dentelée, j’ai étendu la colle section par section, afin d’éviter qu’elle ne sèche avant que je puisse y apposer la céramique. Les stries faites à la truelle doivent être toutes dans la même orientation (dans mon cas, à l’horizontal) et en appliquant les tuiles, il faut presser doucement en faisant un léger mouvement dans le sens contraire des stries. Nous avons utilisés des cales d’espacements afin de nous assurer que les tuiles conservaient une distance égale et un niveau laser afin que tout soit droit.

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Pour les bords et les coins, nous avons utilisé un coupe-carreau, plus facile à manoeuvrer pour les petits morceaux. La préparation et la pose nous a pris deux après-midi. Beaucoup plus long que j’aurais cru, mais nous nous sommes appliqués à bien faire les choses et ça transparaît dans le résultat final.

Pour le coulis, nous avions pensé le faire jaune pour avoir un punch de couleur. Ce qui est toutefois plutôt difficile à trouver en Amérique du Nord, les choix de couleurs vont généralement du brun-beige au blanc en passant par le gris. Nous avons donc fait un test en mélangeant de la peinture acrylique avec du coulis blanc. Si le jaune était bien vibrant dans le coulis humide, on ne pouvait pas en dire autant une fois sec… La teinte a beaucoup pâli et le résultat final aurait été difficile à garantir. Nous avons donc opté pour un classique coulis blanc.

Avec un coulis en poudre, il est important de vérifier les dosages d’eau sur l’emballage. Dans notre cas, nous avons préparé la totalité de notre coulis avant de débuter l’application. Il a été très facile de le mélanger avec une palette de mélange et une perceuse. Pour l’application sur la tuile, j’ai utilisé une raclette en caoutchouc, le mélange n’y adhère pas et elle est douce pour la surface. Il faut appliquer une généreuse quantité de coulis et passer plusieurs fois avec la raclette dans une orientation diagonale à la tuile en vérifiant que les espaces soient bien remplis. Cette étape fut plutôt facile.

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Trente minute après la pose, nous avons nettoyé le surplus avec une éponge propre et humide. C’est assez fascinant de voir que ça enlève juste assez de coulis pour faire une finition nette. Une autre heure plus tard, il est possible de nettoyer complètement la surface de tout voile blanc (si vous utilisez un coulis blanc évidemment). Un coton à fromage humide suivi d’une serviette sèche a été très efficace dans notre cas.

Pour l’étape finale, ne reste plus qu’à attendre 24h que le coulis soit complètement sec, retirer le ruban à masquer, nettoyer et faire un joint de silicone à la jonction du mur et du comptoir. Petit truc pour un joint de silicone droit et sans bavure, appliquez du ruban à masquer sur le comptoir et sur la céramique à environ 1/4" de la jonction. Faire le trait de silicone, glisser le doigt dessus pour l’aplatir et retirer le ruban immédiatement. Il est également recommandé d’appliquer un scellant liquide afin de protéger le dosseret des taches.

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N’étant pas expérimentés, il nous a fallu de la patience pour bien faire les choses, mais je suis extrêmement fière de notre travail. Bien exécuté, le résultat à beaucoup de punch et donne une aspect très chic à la cuisine.

Je suis maintenant prête à m’attaquer à notre plancher de salle de bain! (Mais pas tout de suite… 😉 )

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault