Restauration d’une vieille chaise

Il y a un moment que je songe à remplacer la chaise de mon petit bureau de travail. J’ai trouvé celui-ci sur Kijiji il y a de cela plusieurs années, pour la modique somme de 20$. Rétro à souhait, il était en bon état et j’ai eu un mini coup de foudre. Il n’a toutefois jamais eu une chaise qui lui soit assortie. Depuis que nous avons emménagé, j’utilisais un petit banc de coiffeuse (le meuble, pas la profession!). Un mélange de style et d’époque que je n’aimais pas particulièrement. Mais dernièrement, je me suis souvenue d’une chaise mid-century que j’ai vu traîner chez mes parents depuis toujours. Lorsque j’ai demandé à ma mère si elle l’avait encore, j’ai été ravie d’apprendre que oui et encore plus contente qu’elle me l’offre gracieusement. La pauvre chaise était en piètres conditions. J’étais donc déterminée à la ramener à la vie!

Voici son état au départ. Le vinyle du siège était fendu, le dossier était endommagé et avait quelques traces de peinture. Et pour être honnête, elle ne sentait pas la rose! Un peu triste, car je trouvais le motif plutôt joli. J’ai donc entrepris de retirer le revêtement et la mousse qui avait atteint un point de non retour. J’ai pris soin d’enfiler masque et gants pour cette opération, ne sachant pas trop à quoi m’attendre à l’intérieur. Mis à part l’odeur, ce n’était pas si mal…

Une fois le siège mis à nu, je l’ai déposé sur la mousse neuve et j’ai tracé son contour en ajoutant environ deux pouces de plus pour couvrir les côtés. Puisque ma mousse n’avait qu’un pouce d’épais, je l’ai simplement découpée avec des ciseaux.  On peut trouver ce genre de mousse dans les magasins de tissus. Pour éviter qu’elle ne se déplace, j’ai utilisé une agrafeuses de type industriel pour la fixer au siège.

Pour le revêtement, j’ai choisi un tissu de recouvrement qui serait résistant aux frottements à répétition. J’ai simplement déposé le siège sur le tissu et en le tenant bien tendu, j’ai entrepris de le fixer également à l’aide de l’agrafeuse. Pour les coins, il faut prendre le temps de bien faire les plis. Et c’est rudement plus joli lorsqu’il y a une symétrie de chaque côté. Finalement, j’ai coupé l’excédent de tissu. Ne restait qu’à le revisser sur la chaise.

Pour le dossier, j’ai utilisé un décapant en gel. J’ai été impressionnée par ce produit sans odeur et facile d’utilisation. Dans mon cas, une seule application de décapant a suffit pour enlever le vieux vernis et les traces de peinture. J’ai appliqué le décapant sur la surface, je l’ai laissé agir 15 minutes et je l’ai retiré à l’aide d’un grattoir. Il faudra évidemment valider ces informations si vous choisissez d’utiliser un produit similaire, il pourrait y avoir des variantes d’une compagnie à l’autre.

Pour la finition, mon choix s’est arrêté sur un vernis satiné, comme pour tous les meubles de la maison sur lesquels nous avons travaillé. C’est définitivement notre fini préféré!

Je suis ravie du résultat! J’ai pu compléter ce projet en une seule journée et c’est le match parfait avec mon bureau. Je suis contente de pouvoir donner une deuxième vie à cette vieille chaise. En espérant qu’elle existera encore dans une autre cinquantaine d’années!

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault

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Passer aux comptoirs de quartz

Je vous ai déjà raconté ici comment nous avons fabriqué nous-mêmes notre comptoir de béton pour notre îlot de cuisine. Au départ, le béton était un compromis pour nous. Nous venions de faire l’acquisition de notre propriété et les dépenses se multipliaient. Nous n’avions pas le budget pour acheter des comptoirs de quartz, alors nous avions opté pour un projet DIY moins coûteux, mais qui aurait du style.

Nous avons commis plusieurs erreurs de débutants pendant la fabrication. Déposer notre moule sur des tréteaux plutôt que directement par terre a fait en sorte que le comptoir n’était pas 100 % plat. La mélamine s’était gorgée d’eau et avait fléchi sous le poids du béton.

Les proportions d’eau et de ciment n’étaient pas tout à fait justes au moment de la préparation et notre mélange n’était pas aussi liquide qu’il aurait dû l’être. Il ne s’est donc pas étendu aussi bien que prévu. Il est devenu gris au lieu de blanc et beaucoup de bulles d’air sont restées prisonnières au moment du séchage. Résultat, notre comptoir était très poreux. Et la porosité n’est pas une qualité pour un comptoir de cuisine… Même si nous avons scellé sa surface avec un produit prévu à cet effet, il s’est taché assez rapidement. Il était plutôt difficile à nettoyer, puisque des particules fines se logeaient dans ses petits trous. Bref, nous l’aimions quand même, mais nous étions déçus de ne pas être parvenus au résultat souhaité.

Mais il y a quelques mois, Raphaël m’a fait la surprise de me proposer de changer nos comptoirs pour du quartz; l’îlot et le comptoir de l’évier. Il a trouvé un super bon prix et nous nous sommes dit que c’était le moment de le faire. C’est donc sans aucun regret que nous avons dit au revoir à nos comptoirs de mélamine gris et c’est avec un certain soulagement que nous avons enlevé notre dalle de béton de sur notre îlot. En plus d’être hyper résistants, sans aucune porosité et faciles d’entretien, nos comptoirs de quartz donnent un chic fou à la cuisine. Nous les avons choisis le plus blancs possible, afin de contraster avec le dosseret noir. Éventuellement, nous aimerions changer nos cabinets de cuisine pour quelque chose de noir également. En attendant, je jubile à chaque fois que j’entre dans la cuisine. C’est tellement beau!

Avant :

Après :

En conclusion, je ne suis pas fermée à l’idée de retravailler le béton un jour, mais pas pour des comptoirs de cuisine. Je trouve toutefois que le mélange bois et béton est très intéressant. Alors qui sait! Je vous parlerai peut-être un jour d’un autre DIY intégrant le béton, mais ce sera certainement à plus petite échelle!

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault

Mur en planches de cèdre

Dès l’achat de notre loft, nous avons parlé de couvrir la surface d’un mur avec du bois. Nous avions pensé à du bois de grange dans la chambre, mais j’ai vite changé d’idée. Car bien que je trouve que ça se prête bien à un espace commercial, je trouve que c’est un peu moins le cas dans un cadre résidentiel. Il faut aussi dire que nos murs sont immenses, ça aurait été plutôt cher et ambitieux! Mais il y a environ un an, l’idée du bois comme revêtement mural est revenue. Nous avions en tête de couvrir un mur du salon de planches de cèdres. Comme ce mur est composé en grande partie de fenêtres, la surface à couvrir était raisonnable. Et pourquoi le cèdre? Parce que c’est beau, ça sent bon et c’est très léger, donc pas trop lourd à supporter pour le mur.

Le design que nous avions retenu nécessitait d’apposer les planches à l’horizontale et je tenais à ce qu’elles fassent toute la largeur du mur. Il n’était toutefois pas évident de trouver de belles planches de 11 pieds de longueur qui ne coûteraient pas une fortune. Mais heureusement pour nous, ma mère, qui est en projet de construction avec son conjoint, devait justement se couper du cèdre pour un revêtement extérieur. Je dis « se couper », car ils bûchent eux-mêmes une partie du bois pour leurs travaux. Bref, ils nous ont fait le cadeau de nous fournir toutes les planches dont nous avions besoin. Ce beau projet est donc encore plus spécial pour moi!

Voici à quoi ressemblait le mur au départ. Il était blanc avec des rideaux blancs. Comprenez-moi bien, j’adore les murs blancs, mais dans l’espace vaste que nous habitons, ça manquait un peu de personnalité.

Notre technique de construction a été bien simple. Nous avons vissé des supports de bois au mur en les fixant sur les colombages. On s’assurait ainsi une bonne résistance pour supporter les longues planches. Une à une, nous les avons mesurées et coupées en nous ajustant selon les imperfections du mur.

Comme le bois est un matériau naturel, certaines planches n’étaient pas parfaitement droites. J’ai donc utilisé un rabot pour faire des ajustements mineurs. Heureusement, le cèdre est un bois mou, donc très facile à raboter.

Pour fixer les planches au mur, nous avons utilisé un camo. Il s’agit d’un outil qui permet de visser en angle de 45 degrés. Ça nous a permis de n’avoir aucune vis apparente, donnant ainsi un fini franchement plus joli! Cet outil est conçu pour la construction de terrasses extérieures et lorsqu’on le fixe à la planche, cela crée obligatoirement un petit espace entre les morceaux de bois. Comme c’est exactement l’effet que nous voulions avoir, c’était l’outil parfait pour nous. (Notez ici que ce sont les mains de Raphaël sur cette photo et non les miennes! Ha!)

Nous n’avons pas rencontré d’embûches importantes dans la réalisation de ce projet, mais nous y avons mis le double du temps que nous avions évalué au départ, soit deux jours entiers. Malgré les courbatures et la fatigue à la fin de la deuxième journée, nous étions tellement contents! Non mais, regardez-moi ça!

Nous avions commencé à réinstaller les rideaux aux fenêtres, mais nous en sommes venus à la conclusion que c’était mieux sans. Certes, notre vue « à la New Yorkaise » n’est pas la plus belle du monde (difficile à voir à contre-jour, mais nous avons vue sur un autre édifice commercial), mais ça met nettement plus le mur en valeur. Je trouve que le bois ajoute énormément de dimension à la pièce et ça donne beaucoup de caractère. Le résultat est exactement tel que je l’avais imaginé! Et en plus, puisque le bois est une matière très absorbante, la présence de ce mur en planches de cèdre a réduit de manière considérable l’écho dans notre maison, ce qui est un point super positif pour nous!

Maintenant que ce projet peut être rayé de notre liste, je suis prête pour le prochain! 🙂

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault