No 1 sur ma bucket list

On a tous des choses qu’on rêve de faire dans la vie. Dans ma bucket list, il y a évidemment des éléments qui sont plus ou moins accessibles dans un avenir rapproché, souvent à cause de raisons monétaires. Voyager autour du monde, acheter une maison de campagne ou rénover notre loft figurent sur ma bucket list, mais il s’y trouve aussi des choses toutes simples. Je rêve de faire de la recherche sur l’histoire domestique et ça explique donc ce qui trônait au sommet de ma liste : faire du pain dans un poêle à bois.

Je fais mon pain depuis des années. Je vous ai d’ailleurs partagé ma recette de miche, celle que je cuisine plusieurs fois par mois. Mais il y a très longtemps que je souhaite expérimenter la cuisine avec la chaleur d’un feu de bois. Ça peut sembler tout simple, mais c’est un art qui nécessite patience et expérience avant d’être maîtrisé. J’espère un jour avoir une maison qui pourrait accueillir un poêle à bois sur lequel je pourrais m’exercer à cuire toute sorte de chose.

Tout récemment, j’ai eu l’occasion de séjourner dans une magnifique maison de campagne pour une fête familiale. Mon excitation était à son comble quand j’ai constaté la présence du petit poêle. J’étais déterminée à essayer d’y faire cuire une miche.

J’ai donc mis mon cadran afin de me lever tôt pour allumer le feu. Ma douce moitié m’avait trouvé des informations à propos de l’utilisation de la petite bête et comment procéder pour emmagasiner la chaleur de façon efficace. J’ai donc fait une attisée que j’ai surveillée et alimentée pendant plusieurs heures. L’objectif était d’atteindre la température souhaitée et de la maintenir. Il faut un bon lit de braise et attendre que le bois soit presque entièrement brûlé avant d’en ajouter de nouveau.

Au moment de mettre le pain au four, j’étais un peu nerveuse. Le thermomètre est un indicateur, mais il donne la température à la porte et ce n’est pas nécessairement celle plus loin à l’intérieur. La température était-elle assez élevée? Combien de temps devrait durer la cuisson? Je me suis un peu basée sur le temps nécessaire lorsque je fais cuire du pain dans ma cuisinière électrique, mais je n’osais pas ouvrir la porte pour vérifier, de peur que la température ne baisse rapidement.

Après une trentaine de minutes, j’ai décidé de regarder. Heureusement, car il commençait à brûler! Le côté du pain qui était le plus près du compartiment à chauffage a évidemment cuit plus rapidement. Mais malgré tout, la miche avait bonne mine! 

Au moment de trancher, j’étais soulagée de voir que la mie était bien cuite également, mais la texture était quand même un peu différente de ce que j’obtiens à la maison. Les bulles étaient un peu plus grosses. Encore tiède, ma beurrée était délicieuse! Je dois avouer que le travail investi lui donnait une valeur ajoutée.

En conclusion, mon pain n’était pas parfait, mais je considère l’expérience comme une réussite. Et bien que je peux rayer « cuire du pain dans un poêle à bois » de ma bucket list, je rêve quand même de recommencer!

Et vous? Quel est le numéro un des choses que vous souhaitez réaliser?

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault

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J’en rêve en novembre – 2018

Novembre nous a offert les premières neiges de l’année et contrairement à d’autres, j’accueille les flocons avec bonheur et énervement! Avec autant d’enthousiasme, voici mes dernières trouvailles du moment.

Source surmonx.ca

J’ai toujours trouvé que les ciseaux étaient de très beaux objets pratiques. Ceux-ci me font plutôt rêver. Je les laisserais traîner dans ma cuisine ou sur mon bureau et toutes les occasions seraient bonnes pour faire du bricolage!

Source surmonx.ca

Vous trouverez peut-être que j’exagère en vous disant que je trouve que ce porte-poussière est particulièrement joli, mais pourtant je le pense réellement. Les corvées paraissent tout à coup moins pénibles lorsqu’on a de beaux outils pour les accomplir.

J’ai récemment découvert le travail de l’illustrateur Julien Castanié et j’ai eu un GROS coup de coeur. J’adore les petits détails de la vie quotidienne de ses sérigraphies inspirées de Montréal. Depuis que mes yeux se sont posés dessus, je cherche un petit coin de ma maison où je pourrais fièrement en afficher une.

Oh la la la la que j’en mettrais des belles choses dans ces bols de la céramiste Dompierre! Des céréales, du yogourt, des raisins verts, des paparmanes roses! Ce serait de la fichue de belle vaisselle du dimanche, mais ils sont tellement beau que je ne pourrais pas me contenter de les utiliser que pour les grandes occasions. Est-ce trop chic pour la vie de tous les jours?

Maintenant que ma chère amie n’habite plus New York, mes défaites pour m’y rendre sont plus rares. Toutefois, un séjour à The Jane Hotel pourrait valoir le détour à lui seul. Quel rêve de se réveiller dans ce décor figé dans le temps et digne d’un film de Wes Anderson! La location d’une chambre n’est certes pas donnée, mais qui sait, peut-être qu’un jour je pourrai y séjourner pour une occasion spéciale!

Et vous, quelles sont vos envies de l’automne? Est-ce que la fébrilité des Fêtes commence à se faire sentir?

Claude

Salon de thé Cardinal

Je ne m’en cache pas, je suis une grande anglophile. J’ai toujours eu un gros faible pour la culture anglaise, son histoire, son architecture, son chic accent et ses fish and chips. Lors de mon premier voyage en Europe, j’avais passé une semaine à Londres et je me souviens m’y être sentie comme à la maison.

Un autre point commun que je partage avec les Britanniques est mon appréciation pour le thé. Lorsque vient le temps de choisir une boisson chaude, rien ne vaut un bon thé noir. J’aime donc beaucoup le goûter d’après-midi qui le met à l’honneur, accompagné de petits sandwichs, scones, bouchées et pâtisseries.

Depuis quelques années, j’ai l’impression que les salons de thé se sont multipliés et mon favori demeure certainement le Salon de thé Cardinal.

Juché au 2e étage du restaurant Sparrow sur la rue St-Laurent à Montréal, j’ai l’impression de remonter dans le temps dès que je passe la porte. Le mobilier vintage, la mezzanine bordée d’une rampe de fer forgé, la tapisserie, les boiseries, les fauteuils de velours, le piano et le spectaculaire lustre constituent un décor maîtrisé qui vaut le déplacement à lui seul.

Un peu difficile sur mon thé, j’y vais généralement de grands classiques comme le Earl Grey ou le English Breakfast. Côté nourriture, j’ai beaucoup plus la dent salée que sucrée, alors je penche souvent davantage pour les sandwichs que les pâtisseries. Lors de mon dernier passage, j’ai dégusté l’assiette du paysan qui comprend oeuf, fromage, saucissons et marinades. Mais pour dessert, j’ai quand même choisi un petit Eccles cake accompagné de cheddar fort. Il s’agit d’un petit gâteau aux raisins secs. Ça goûte Noël dès la première bouchée et avec le fromage qui vient balancer le tout en ajoutant une touche de salé, c’est absolument délicieux!

Alors en attendant mon invitation pour aller prendre le thé avec la Reine d’Angleterre, je pourrai toujours me réfugier chez Cardinal les jours de pluie. Quoi de plus romantique!

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault