Un Noël victorien

L’an dernier, j’ai reçu ma famille pour Noël et dès le lendemain, je pensais déjà au Noël suivant. J’avais envie d’une soirée distinguée, d’inspiration victorienne. J’ai donc misé sur une décoration plus naturelle, mettant la verdure de nos forêts à l’avant plan.

J’adore toujours autant le sapin que nous avons choisi nous-même en forêt. Un grand mince à la densité parfaite pour laisser briller les ornements qui le décorent.

Sur les meubles du salon ont simplement été déposées quelques branches de pin et de cèdre. Je n’ai eu à ajouter qu’un minimum d’éléments brillants pour un pop festif.

L’élément central de ma décoration est toutefois la table. Au cours de la dernière année, j’ai fais l’acquisition d’un service de vaisselle du dimanche et j’avais beaucoup trop hâte de l’étrenner! Les verres finement taillés, la coutellerie dorée et la superbe vaisselle blanche et or sont d’un chic fou!

Le centre de table est composé de pin, de cèdre et de houx pour une touche de couleur. Le tout mis en valeur par de simples bougies blanches.

Bien que nous n’ayons pas une maison victorienne, ce que j’avais en tête s’est bien transposé dans notre loft. J’adore les préparatifs de Noël et je me doute que dès demain je vais me mettre à penser à la prochaine réception. Haha!

Je vous souhaite le plus beau des Noël avec vos proches. Profitez bien de chaque instant!

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault

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Un sapin comme quand j’étais petite

J’ai grandi avec des sapins de Noël naturels et ils étaient remplis de décorations bricolées. Des bas et des cannes en pâte de sel, des bonhommes en rouleaux de papier de toilette, des guirlandes d’anneaux de carton, le tout généreusement arrosé de glaçons qu’on déposait délicatement sur les branches. J’y repense et je me dis qu’ils devaient être rudement jolis nos sapins!

L’an dernier, quand j’ai mis le pied chez mon père pour les célébrations annuelles, je n’ai pu m’empêcher de m’exclamer: « Mais quelle splendeur d’arbre de Noël! ». (Peut-être pas exactement dans ces mots, mais vous pouvez imaginer mon enthousiasme.) Mon papa m’a alors expliqué qu’il l’avait acheté par le biais d’une campagne organisée par le Club des Lions de la ville voisine et qu’il était lui-même allé le choisir en forêt.

Un an plus tard, à l’approche des Fêtes, j’avais toujours le beau sapin de mon père en tête et heureusement pour moi, le Club des Lions avait décidé de renouveler sa vente de sapins pour la guignolée. J’ai donc noté l’activité à mon agenda, bien décidée à faire les deux heures de route pour aller chercher mon arbre. Vous vous direz peut-être que je suis zinzin de faire deux heures de route (aller seulement) pour aller cueillir un sapin en forêt. Ça peut paraître exagéré, mais je me permettrai d’ajouter que je viens d’une famille de cinq enfants. Avoir l’occasion de voir mes parents en petit comité n’est pas quelque chose qui arrive très souvent. Et organiser une activité seule avec mes deux parents et leurs conjoints respectifs, c’est carrément du jamais vu.

Ce matin où j’ai donné rendez-vous à mes parents dans le 3e rang, il faisait -20 degrés, les arbres étaient tous givrés, la campagne était toute enneigée et le soleil faisait tout briller. C’était beau sans bon sens et nous étions bien énervés de nous promener entre les petits arbres pour dénicher les nôtres. Ça valait nettement le réveil à 6h00 un samedi matin et le déjeuner mangé sur la route.

Mon sapin est cute au coton. Un grand mince pas trop fourni, mais quand même assez pour qu’on ait de la difficulté à le faire entrer dans le coffre de l’auto. Mon sapin est mignon, mais il est encore plus spécial parce qu’il est accompagné d’un joli souvenir.  Et maintenant, tout ce que j’ai envie de faire, c’est fabriquer des bonhommes en rouleaux de papier de toilette et des guirlandes en anneaux de carton pour mettre dedans. Comme quoi, on choisi bien de garder ses yeux d’enfants.

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault

No 1 sur ma bucket list

On a tous des choses qu’on rêve de faire dans la vie. Dans ma bucket list, il y a évidemment des éléments qui sont plus ou moins accessibles dans un avenir rapproché, souvent à cause de raisons monétaires. Voyager autour du monde, acheter une maison de campagne ou rénover notre loft figurent sur ma bucket list, mais il s’y trouve aussi des choses toutes simples. Je rêve de faire de la recherche sur l’histoire domestique et ça explique donc ce qui trônait au sommet de ma liste : faire du pain dans un poêle à bois.

Je fais mon pain depuis des années. Je vous ai d’ailleurs partagé ma recette de miche, celle que je cuisine plusieurs fois par mois. Mais il y a très longtemps que je souhaite expérimenter la cuisine avec la chaleur d’un feu de bois. Ça peut sembler tout simple, mais c’est un art qui nécessite patience et expérience avant d’être maîtrisé. J’espère un jour avoir une maison qui pourrait accueillir un poêle à bois sur lequel je pourrais m’exercer à cuire toute sorte de chose.

Tout récemment, j’ai eu l’occasion de séjourner dans une magnifique maison de campagne pour une fête familiale. Mon excitation était à son comble quand j’ai constaté la présence du petit poêle. J’étais déterminée à essayer d’y faire cuire une miche.

J’ai donc mis mon cadran afin de me lever tôt pour allumer le feu. Ma douce moitié m’avait trouvé des informations à propos de l’utilisation de la petite bête et comment procéder pour emmagasiner la chaleur de façon efficace. J’ai donc fait une attisée que j’ai surveillée et alimentée pendant plusieurs heures. L’objectif était d’atteindre la température souhaitée et de la maintenir. Il faut un bon lit de braise et attendre que le bois soit presque entièrement brûlé avant d’en ajouter de nouveau.

Au moment de mettre le pain au four, j’étais un peu nerveuse. Le thermomètre est un indicateur, mais il donne la température à la porte et ce n’est pas nécessairement celle plus loin à l’intérieur. La température était-elle assez élevée? Combien de temps devrait durer la cuisson? Je me suis un peu basée sur le temps nécessaire lorsque je fais cuire du pain dans ma cuisinière électrique, mais je n’osais pas ouvrir la porte pour vérifier, de peur que la température ne baisse rapidement.

Après une trentaine de minutes, j’ai décidé de regarder. Heureusement, car il commençait à brûler! Le côté du pain qui était le plus près du compartiment à chauffage a évidemment cuit plus rapidement. Mais malgré tout, la miche avait bonne mine! 

Au moment de trancher, j’étais soulagée de voir que la mie était bien cuite également, mais la texture était quand même un peu différente de ce que j’obtiens à la maison. Les bulles étaient un peu plus grosses. Encore tiède, ma beurrée était délicieuse! Je dois avouer que le travail investi lui donnait une valeur ajoutée.

En conclusion, mon pain n’était pas parfait, mais je considère l’expérience comme une réussite. Et bien que je peux rayer « cuire du pain dans un poêle à bois » de ma bucket list, je rêve quand même de recommencer!

Et vous? Quel est le numéro un des choses que vous souhaitez réaliser?

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault