Une semaine à l’Île-du-Prince-Édouard

La vie étant ce qu’elle est, le manque de temps a fait en sorte que j’ai un peu délaissé le blogue dans les derniers mois. Mais voilà que je suis revenue de petites vacances il y a quelques semaines et j’ai eu envie de vous partager les jolies choses que j’ai vues.

Depuis mon enfance, je rêvais d’aller à l’Île-du-Prince-Édouard. Comme bien des fillettes, j’adorais Anne… la maison aux pignons verts et les belles descriptions que Anne fait de son île chérie me donnait envie d’aller voir ces paysages avec mes propres yeux. L’opportunité ne s’était toutefois jamais présentée et à 36 ans, je n’y étais toujours pas allée. Mais alors que je cherchais une destination pour nos vacances de cette année, l’idée m’est venue et l’Île-du-Prince-Édouard semblait la destination parfaite. Nous avons donc paqueté nos p’tits et nous avons parcouru les onze heures de route jusqu’au pont de la Confédération.

Lorsque les plages de sable rouge ont commencé à se dessiner au loin, je tapais dans mes mains d’excitation. Je ne pouvais pas croire que j’y étais après toutes ces années! En arrivant à Charlottetown, nous avons tout de suite entrepris notre quête de trouver un bon lobster roll.  Au bord de la marina, avec le soleil qui brillait et le vent du large qui soufflait, on ne pouvait souhaiter meilleur décors. On a d’ailleurs très bien mangé pendant tout notre séjour, ne nous privant surtout pas de produits de la mer. Homard, moules, huitres, palourdes, poisson… il est rare d’avoir accès à des prises d’aussi bonne qualité!

La tranquillité de l’île me faisait le plus grand bien. Charlottetown est la capitale et plus grande ville de la province et elle ne compte que 36 000 habitants. Et comme on peut rapidement se rendre dans toutes les régions, nous nous sommes posés dans un petit Air Bnb pour la semaine, à Stanhope. À peine sorti de l’auto, on entendait déjà les vagues. J’étais émerveillée par la proximité et l’accessibilité de la mer, peu importe où nous nous trouvions. Des plages de toutes sortes, à perte de vue. Du sable rouge, du sable blond, des plages bordées de dunes, d’autres de falaises. Nous avons eu la chance de marcher sur des plages différentes à tous les jours et je ne m’en lassais jamais. Les phares ponctuent aussi toute la côte et semblent magnétiques. J’ai donc pu faire le plein de belle campagne et de paysages magnifiques.

Parmi les moments forts, je ne pourrais passer sous silence la visite de la « vraie » maison aux pignons verts. Au risque d’avoir l’air ultra kétaine, j’attendais ce moment avec impatience. La maison appartenait à des cousins de l’écrivaine Lucy Maud Montgomery et elle y a véritablement puisé l’inspiration. J’ai donc eu un petit pincement quand je l’ai finalement vue. Il faut dire que nonobstant son histoire, c’est une fichue de belle maison.

Nos découvertes se sont donc partagées entre l’exploration de la nature, des plages, des phares, des jolies routes de campagne et la visite de musées. Le musée de la Patate (avec un grand P!) était plutôt bien et beaucoup plus grand que j’aurais cru. Nous avons aussi visité le village historique de Orwell, qui présente des bâtiments historiques du XIXe siècle. J’ai poussé un petit cri en voyant tous les animaux de la ferme, j’étais beaucoup trop contente de pouvoir les cajoler.

Le charme de l’île a opéré sur moi et j’ai vraiment apprécié sa tranquillité et la beauté de ses paysages. Ça donnait le goût d’y rester. Peut-être pour toujours…

Je vous laisse avec ces images qui résument vraiment bien l’ensemble de notre séjour. Je vous souhaite d’aller voir cette province de vos propres yeux si ce n’est pas déjà fait!

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault

Parc de la Gorge de Coaticook

Rien ne vaut une virée en campagne pour apprécier les couleurs à l’automne. C’est pourquoi j’ai eu l’idée de proposer à ma famille d’aller faire une randonnée au Parc de la Gorge de Coaticook. Ce parc est bien connu comme étant l’hôte de Foresta Lumina, le premier parcours nocturne du genre créé par Moment Factory. Les représentations sont terminées pour cette année, mais je vous recommande d’aller y faire un tour l’an prochain. C’est une fort jolie expérience!

Arrivés sur place, le temps était absolument parfait. Dix degrés, un soleil radieux et l’odeur typique des feuilles d’automne; tout était en place pour une randonnée mémorable. Nous avons opté pour le sentier de la Gorge. La boucle peut être complétée en environ 1 h 30 et nous fait passer sur la passerelle suspendue qui offre un coup d’œil impressionnant sur la gorge et la végétation qui l’entoure. Et pour ceux qui ont le vertige et qui préfèrent éviter la passerelle, un sentier alternatif est offert.

Il y a bien quelques côtes et escaliers à monter, mais somme toute, le niveau de difficulté de la marche n’est pas très élevé. Et ce n’est pas une course non plus! Alors chacun peut y aller à son rythme.

J’ai bien aimé le fait que le sentier offre des décors plutôt variés. En forêt, au bord de la rivière, sur la passerelle, au fond d’une petite grotte ou au sommet d’une tour qui offre une vue imprenable sur la région, tout est rudement joli. C’est certain qu’on ne se sent pas perdu au milieu de nulle part dans une nature sauvage, mais pour une sortie familiale du dimanche après-midi, ça a comblé mes attentes!

Et vous, où vous évadez-vous pour profiter de l’automne?

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault

Camping et ancien temps

Juste après le congé de Noël, je crois que le jour férié que j’apprécie le plus est celui de la fête du Travail. C’est l’occasion de profiter une dernière fois de l’été avant d’entrer dans le tourbillon de l’automne. Cette année, j’ai proposé à Raphaël d’aller faire du camping et bien que ça ne soit pas son activité favorite, il a gentiment accepté.

Nous avons jeté notre dévolu sur le Parc de la Gatineau. Je n’y étais jamais allée, mais le site avait l’air rudement joli! Je préfère également les sites qui offrent plus d’intimité, même s’il faut laisser la voiture derrière et marcher un peu pour s’y rendre. Arrivés le vendredi un peu tard, nous avons monté notre campement à la noirceur, ne sachant pas trop de quoi aurait l’air notre réveil. Mais la belle surprise au petit matin! De l’autre côté du chemin, on pouvait apercevoir le lac Philippe à travers les arbres. Un sentier permet de le longer et plusieurs plages le rendent très accessible. Nous étions toutefois épuisés de notre semaine plutôt chargée et l’énergie n’y était pas pour partir à l’aventure. On s’est donc contenté de courtes promenades dans les environs, d’une petite baignade dans le lac et d’une soirée au bord du feu. Nous aurions pu en profiter pour faire du canot, aller visiter une caverne de marbre et grimper une montagne, mais nous étions heureux de nous reposer tout simplement, loin des bruits de la ville. Et le simple fait de pouvoir cuisiner sur le feu me comblait de joie et d’allégresse. Pas besoin de plus!

Pas de chance pour la deuxième journée de notre séjour, on annonçait une pluie diluvienne et nous n’avions certainement pas envie de passer la journée dans la tente. Nous avons donc pris la route en direction du Upper Canada Village. Pas du tout dans le même coin, mais les 2 heures de route pour s’y rendre ne nous faisaient pas peur. Ça devait faire au moins 20 ans que je voulais aller le visiter et je ne m’étais jamais décidé à faire le détour. Légèrement surexcitée, j’ai fait mon entrée dans le village en ayant pas assez d’yeux pour tout voir. Les maisons provenant de la région y ont été déménagées dans les années 60, permettant à ses visiteurs d’en apprendre un peu plus sur la vie en Ontario au milieu du 19e siècle. Les rues étaient animées de touristes, mais aussi de personnage de l’époque et d’animaux de ferme.Nous y avons flâné 4 heures et j’aurais franchement pu y passer la journée! J’aime prendre le temps d’observer les détails, les tapis, la vaisselle, la disposition des meubles, les couleurs, les odeurs. Nous avons été tout particulièrement impressionnés par la scierie et la lainerie avec leurs machines datant de la révolution industrielle.

Mais avez-vous vu cette cuisine? Le rêve!!! J’aurais tant d’expérimentation à y faire! 

Et me voici affichant un sourire un peu tristounet au moment de partir.

Ceci dit, la route du retour n’était pas piquée des vers non plus. Les couleurs et la brume nous ont offert un joli spectacle.

Après 3 nuits à dormir dans la forêt, nous avons plié bagage et sommes retournés à la maison. Et même si nous sommes toujours heureux de rentrer, nos aventures nous laissent toujours un petit goût de revenez-y. Jusqu’à la prochaine fois!

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault