Un séjour dans Charlevoix

Pour le long week-end de la Journée nationale des patriotes, Raphaël et moi nous sommes exilés dans la région de Charlevoix. Pour ma part, c’était une première visite et j’avais toujours entendu dire que ce coin de la province était plutôt joli!

C’est donc tôt samedi matin que nous avons pris la route direction Isle-aux-Coudres. Tels deux enfants, nous étions bien excités de prendre le traversier. Pour moi, c’est toujours un plaisir de monter à bord d’un bateau, peu importe sa taille ou sa vocation. La vue était belle, même si le printemps tardif n’avait pas encore fait pousser les feuilles. Je pouvais facilement imaginer de quoi aurait eu l’air la rive avec sa verdure retrouvée, une jolie carte postale quoi! Notre visite fut tout de même brève une fois la traversée complétée. Nous nous sommes rendus à la Cidrerie Pedneault goûter à leurs produits et faire l’achat de quelques bouteilles. Ensuite, le temps de faire le tour de l’île et nous sommes remontés à bord du traversier direction Baie-Saint-Paul cette fois.

L’idée de départ de ce séjour était de se reposer et bien manger. J’ai souvent entendu parler de l’Hôtel Le Germain Charlevoix (anciennement Hôtel La Ferme) et ça avait l’air rudement beau. Les bâtiments qui forment l’établissement combinent un design contemporain et des éléments rustiques rappelant la ferme. Situé au milieu d’un champ, c’est un peu surréaliste de retrouver un hôtel chic juste à côté de véritables fermes ayant toujours leur vocation agricole. La chambre était absolument magnifique et j’ai tout particulièrement aimé la tapisserie de vaches en noir et blanc au-dessus du lit. Ça m’a un peu donné le goût de reproduire le concept dans ma propre chambre, je dois l’avouer!

Le dimanche, nous avons passé l’après-midi au spa de l’hôtel. Les bassins d’eau thermale avaient vue sur les champs, ce qui me plaisait particulièrement. Seul hic, les passants qui circulaient à proximité n’avaient pas à se soumettre au règlement de silence du spa, c’était donc un peu dérangeant par moment. Quoi qu’il en soit, j’ai tout de même bien profité de ce moment de détente et je suis repartie bien reposée.

En visitant la propriété, Raphaël et moi avons été bien surpris de trouver des poules et des vaches Highlands sur le site.  Encore une fois énervée comme une fillette, j’ai couru vers les animaux comme si je n’en avais jamais vu de ma vie. J’aime bien l’idée que l’hôtel intègre une vocation agricole à ses activités. Les parcelles de terre retournées me laissaient deviner qu’il doit y avoir des potagers en été.

J’ai aussi aimé marcher au grand vent sur le quai de bois le long de la voie ferrée. Le Train de Charlevoix vient déposer ses passagers directement à l’hôtel Germain. Ça doit être toute une expérience et j’aurais été bien curieuse de le voir entrer en gare, mais le train n’est en service que pendant la période estivale.

Pour terminer la journée, nous sommes allés manger au Bercail, l’un des deux restaurants de l’hôtel. J’ai apprécié l’ambiance décontractée et je pense encore à la planche de charcuteries partagée en entrée. Un jambon mémorable je vous dis!

Lundi, nous avons tranquillement pris le chemin du retour et Raphaël a gentiment accepté de faire un arrêt à la Chute Montmorency. J’y étais déjà allée enfant, mais j’étais curieuse d’y retourner. La vigueur du torrent rend la chute toujours aussi impressionnante. À l’approche de l’escalier pour monter aux différents points de vue, il y avait tellement de bruine que nous étions trempés. Heureusement, le soleil a eu vite fait de nous sécher.

Somme toute un bien beau séjour. J’étais contente de découvrir une nouvelle région et ça m’a donné le goût d’aller dans d’autres coins du Québec que je n’ai pas encore eu l’occasion de visiter. Et vous, voyagez-vous beaucoup à l’intérieur de la province?

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault

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Un long week-end au Far West

Pour des raisons financières, nous nous étions dit que nous n’allions pas voyager en 2018. On souhaitait sauter une année et faire un plus gros voyage l’an prochain. Mais à l’automne, l’idée d’acheter des billets d’avion a commencé à nous démanger. On a donc envisagé de partir en long week-end seulement. Un voyage express, mais dont on pourrait profiter au maximum. À cause du temps de vol et du décalage horaire, l’Europe a vite été écartée. Et puisqu’un jour on aimerait faire une grande tournée des parcs nationaux de l’ouest des États-Unis, on s’est dit qu’on pourrait commencer par en cocher quelques-uns sur notre liste. À la mi-mars, nous avons donc mis le cap sur Monument Valley, le Parc National de Zion et le parc de Valley of Fire. Trois états, trois parcs et 4 jours très très remplis! On savait qu’on ne dormirait pas beaucoup, mais qu’on profiterait de chaque seconde passée là-bas. Nous sommes jeunes et en forme, aussi bien en profiter!

Nous avons volé jusqu’à Las Vegas et pris possession de notre voiture de location dès la sortie de l’aéroport. C’était pour nous un point de transit et nous n’avons pas passé une seule minute à visiter cette ville de party. La première journée s’est passée sur la route à voir défiler les paysages de l’Arizona. Je n’avais jamais vu de région désertique et j’étais excitée comme une fillette. Nous n’avions pas le temps de nous arrêter en chemin si nous voulions atteindre notre objectif, mais j’ai parcouru des routes plus ennuyantes dans ma vie, je vous le garantis! Arrivés à notre hôtel après le coucher du soleil, nous attendions le lendemain matin avec grande impatience, car nous allions passer la journée entière à Monument Valley.

Il faut savoir que j’ai une fascination pour Monument Valley depuis que je suis toute petite. En y repensant plus récemment, je me demande si mon intérêt pour le monde western ne me vient pas de Lucky Luke et Back to the future III. C’est bête à dire, mais ces images m’ont marquée et beaucoup impressionnée. C’était donc bien spécial pour moi de m’y rendre enfin. On s’est tiré du lit à 5 h du matin. Une trentaine de minutes de voiture nous séparait du parc et on voulait à tout prix voir le lever du soleil. En chemin, les premières lueurs se faisaient de plus en plus présentes et on a eu bien peur de manquer notre coup. La voiture stationnée, nous nous sommes empressés de nous rendre au point de vue, caméra à la main. J’y croyais à peine, le West Mitten, le East Mitten et le Merrick se découpaient sur un ciel embrasé par les premiers rayons du soleil. La lumière était parfaite, l’air était frais sur mon visage et pas un souffle de vent ne sifflait dans nos oreilles. Nous étions remplis de sérénité et j’étais bien émue!

Nous avons poursuivi la journée en visitant le parc et j’étais tellement impressionnée par le calme qui y régnait. En marchant la Wildcat Trail, je n’en revenais pas de voir que nous étions absolument seuls au monde et que le silence était total lorsque le vent se calmait. Aucune photo ou vidéo ne peut rendre justice à cet endroit si vaste et imposant. En fin de journée, un guide Navajo nous a emmenés aux endroits les plus photogéniques pour nous permettre de prendre des clichés dans la belle lumière du coucher du soleil. Il faut savoir que Monument Valley est encore à ce jour un territoire Navajo et que certains d’entre eux habitent encore sur les lieux. Accompagnés d’un guide, les touristes peuvent s’aventurer au-delà des pistes balisées et en voir un peu plus. Nous en avions plein les yeux en regagnant notre cabine qui avait une vue imprenable du parc. Une expérience inoubliable.

Le lendemain matin, c’est à la noirceur et dans une tempête de neige que nous avons repris la route en direction du Parc National de Zion en Utah. De ce que j’ai vu et lu, l’Utah est un état assez exceptionnel en frais de parcs nationaux et paysages tout droit sortis d’une autre planète. Nous voulons absolument y retourner pour en voir davantage, ça vaut certainement le détour! Et dès que nous avons passé la guérite du parc de Zion, nous nous sommes exclamés, la bouche grande ouverte. WOW!!! Un canyon encadré de pics rocheux aux couleurs magnifiques et, cerise sur le sunday, il avait neigé durant la nuit et tout était saupoudré de poussière blanche. On se sentait tellement petits, nos yeux n’étaient pas assez grands pour tout voir. Comme nous n’avions qu’une seule journée à y passer, nous devions choisir judicieusement les treks que nous allions marcher. Le défi du jour pour nous était de grimper le Angels landing, un trek très abrupt qui comporte son lot de danger, car la dernière section est flanquée de précipices et des chaînes ont été installées pour aider les marcheurs à se hisser jusqu’au sommet. On se pensait capables d’accomplir cette montée facilement, mais on était épuisés et à bout de souffle. Disons que l’altitude est bien différente de ce qu’on expérimente à Montréal! Nous avons décidé de nous arrêter au premier point de vue et de ne pas compléter une partie du sentier bordé de chaînes. La piste est très populaire et j’avais l’impression que je devais me presser pour ne pas retarder les autres marcheurs, ça me rendait un peu mal à l’aise. Mais le coup d’œil, je vous dis pas! C’était spectaculaire! Et même si la marche était un défi physique autant à la montée qu’à la descente, nous n’avions aucun regret. C’était incroyable de voir la rivière couler au fond de cette vallée recouverte de végétation, avec ces rochers gigantesques qui l’encadraient de chaque côté. La lumière était parfaite et on aurait vraiment dit une carte postale. Je retournerai certainement à Zion pour explorer d’autres parties de ce très grand parc.

Pour la dernière journée, nous avions prévu nous lever tôt encore une fois et faire un arrêt au parc de Valley of Fire dans le Nevada avant de retourner à Las Vegas. Nous avons toutefois eu la surprise de nous faire réveiller par une vingtaine de bisons qui s’étaient sauvés de leur enclos et qui déambulaient tranquillement devant notre cabine. Quelle vision! Difficile de ne pas se sentir comme une cow-girl au Far West en me réveillant dans une cabane en bois rond pour regarder passer le bétail! Nous avons évidemment vite attrapé nos caméras pour aller leur tirer le portrait et pendant que j’essayais d’ajuster mes paramètres, je n’ai pas entendu le troupeau de bisons en cavale qui arrivait en courant et fonçait droit sur moi! J’ai pris mes jambes à mon cou afin de me retirer de leur trajectoire, ne pouvant croire à cette aventure. Toute cette histoire nous a mis un peu en retard sur notre horaire et notre visite à Valley of Fire a été un peu écourtée. Nous avons toutefois eu le temps d’admirer une partie de ses rochers couleur de feu. Nous étions passés de -5 degrés à notre réveil au Utah à maintenant 20 degrés au gros soleil. Pas certaine que j’irais en plein mois de juillet! Néanmoins, j’étais un peu déçue qu’on ne puisse y rester plus longtemps, car l’aperçu auquel nous avons eu droit était rudement joli!

C’est épuisée, endolorie par toute cette marche et la tête remplie d’images magnifiques que je suis embarquée dans l’avion pour le retour. Ayant peine à réaliser que j’avais parcouru tous ces kilomètres et vu autant de paysages incroyables en si peu de temps. Un voyage éclair certes, mais un voyage dont je me souviendrai longtemps.

Je vous laisse sur cette vidéo qui résume bien notre aventure. Maintenant, je ne pense qu’à repartir! Ah!

Claude
© Textes et vidéo: Claude Bourgault, photographies: Raphaël Paré.

Top 10 de l’année

En cette fin d’année, j’ai passé en revue tous les articles publiés en 2017 sur La Maison de Chapeau. Voici donc mon petit palmarès personnel de ceux que j’ai particulièrement aimé écrire.

JANVIER

Quelques trucs de comment intégrer des livres dans son décor sans bibliothèque. Pour moi, les livres sont de si beaux objets, ils sont des éléments décoratifs que j’aime disperser un peu partout dans ma maison.

MARS

En mars, je partageais avec vous mon besoin de sortir occasionnellement de la ville et de la routine. À plusieurs reprises, Raphaël et moi avons loué cette superbe maison de campagne pour nous reposer et décrocher. L’endroit a malheureusement (pour nous) été vendu, mais nous en garderons de merveilleux souvenirs.

AVRIL

Ce petit DIY tout simple à réaliser a amélioré ma qualité de vie, ce n’est pas peu dire! J’aime prendre un bain en regardant une émission sur mon ordinateur. D’ailleurs, le bain était l’une des choses qui m’enchantaient le plus lorsque nous avons acheté notre loft. J’en ai été privée pendant beaucoup trop longtemps! Cette tablette rend cette expérience de détente infiniment plus confortable et en plus, elle est beaucoup plus belle que bien des tablettes qu’on retrouve en boutique.

MAI

Pour la fête des Mères, je me suis donnée corps et âme dans l’organisation d’un thé à l’anglaise pour ma maman chérie. J’étais franchement fière du résultat et je pense que toute ma famille a adoré.

Aussi en mai, je vous partageais notre petite escapade d’une nuit au Diable Vert. Avec son pâturage sur fond de montagnes et les vaches Highland qui cohabitent avec les campeurs, on dirait un petit coin d’Europe transporté en Estrie!

JUIN

Pour nos vacances cette année, nous nous sommes envolés pour le très chaud Bélize. La deuxième plus grande barrière de corail au monde et les ruines Maya nous attendaient pour nous en mettre plein la vue. De jolis souvenirs pour nous!

AOÛT

Dans un tout autre registre, si vous n’avez pas encore essayé cette recette de macaroni au fromage fumé, vous ne savez pas ce que vous manquez! Juste d’y penser j’ai envie d’en manger!

SEPTEMBRE

En septembre, j’ai restauré une vieille chaise qui a appartenu à ma grand-mère. La pauvre avait eu la vie difficile pendant très longtemps. Mais il a été si simple de lui redonner une deuxième vie, ça aurait été bien triste qu’elle trouve le chemin du dépotoir sans être secourue.

C’est aussi au début de l’automne que nous nous sommes exilés le temps d’une fin de semaine chez Kabin Sutton. À défaut de ne plus pouvoir retourner dans la belle maison de campagne du Rang C, nous avons trouvé un autre endroit où repos et nature sont au rendez-vous. Je recommanderais l’endroit à n’importe qui!

NOVEMBRE

Et finalement, parce qu’éviter le gaspillage me tient vraiment à cœur et que c’est un peu une fierté personnelle d’être capable de l’éviter au maximum, j’ai écrit cet article dans lequel j’ai partagé quelques trucs pour planifier mon menu et éviter de jeter de la nourriture.

Somme toute, une année bien remplie! J’ai déjà des idées de sujets à vous partager pour 2018. Alors à l’an prochain j’espère!

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault