Un séjour à Ottawa

Il y a un bon moment que j’avais envie d’aller séjourner à Ottawa, surtout pour y visiter quelques-uns de ses musées. Ils sont plutôt nombreux, musées d’art, de science naturelle, d’histoire… J’ai donc proposé à Raphaël de profiter du congé de la St-Jean pour s’exiler dans la capitale nationale. Voici un petit compte rendu de nos découvertes.

Pour le jour 1, nous avions tout d’abord jeté notre dévolu sur le Musée de l’aviation et de l’espace du Canada. Il est plutôt impressionnant d’entrer dans l’immense hangar et d’y voir autant d’avions en un seul coup d’œil! On pouvait y voir l’évolution de l’aviation, des modèles les plus rudimentaires aux engins de l’armée. J’ai tout particulièrement aimé les avions de brousses. Je trouve que leur design a quelque chose de sympathique.

Celui qui aime lire et avoir tous les détails sera servi par cette exposition, car les panneaux disposés devant chaque modèle étaient bien remplis de photos et de renseignements techniques et historiques. Nous avons mis environ 2 h 30 pour compléter la visite, mais si ça n’avait pas été de la faim qui nous tenaillait et de nos plans pour un deuxième musée, nous aurions pu nous attarder un peu plus longtemps.

Une fois ravitaillés, nous avons rejoint notre deuxième point à l’itinéraire, le Musée Bytown. Relatant l’histoire de la ville d’Ottawa, autrefois appelée Bytown, ce petit musée aux abords du canal Rideau m’a bien plu. Situé dans un des plus vieux édifices de la ville, il présente des artefacts illustrant l’évolution des lieux. L’audio guide est inclus dans le prix d’entrée et je le recommande. Personnellement, je trouve que ça rend la visite plus animée et ça permet d’avoir certains détails qui ne sont pas inscrits sur les affichettes. Ça nous a pris environ 1 h pour faire le tour et nous en avons profité pour marcher un peu le long des écluses qui ont une dénivellation assez impressionnante.

Pour le souper, j’avais fait une petite recherche et nous avions décidé d’aller manger chez Datsun. Oh la la la la que c’était bon! Un menu d’inspiration asiatique offrant des petits plats à partager, le tout dans une ambiance plutôt animée et avec un service hyper attentionné. Les pains vapeurs, les dumplings, la salade de papaye étaient à se rouler par terre et les cocktails très bien balancés. Si c’était à Montréal, je crois qu’il figurerait parmi mes restaurants préférés!

Et pour terminer notre première journée, nous avons séjourné à l’hôtel Andaz, situé tout prêt du parlement. La chambre au design contemporain était grande et fonctionnelle. Le service était aussi impeccable. Toujours agréable de se faire offrir un verre de bienvenue à son arrivée! Seul point négatif, on entendait la musique qui provenait probablement d’un bar à proximité. Rien pour écrire à sa mère, mais un peu agaçant au moment d’aller se coucher.

Pour le jour 2, nous avions à l’horaire la visite du Musée de l’agriculture et de l’alimentation du Canada. Laissez-moi vous dire que j’étais excitée comme pas deux, ça faisait littéralement des années que je voulais y aller.

Je ne sais pas si je l’ai déjà mentionné, mais j’ai déjà sérieusement envisagé d’avoir une fermette et un petit élevage de chèvres. J’aime les animaux de la ferme à ce point! J’étais vraiment épatée de voir à quel point les bâtiments du musée étaient propres. Même l’étable abritant un bon troupeau de vaches (une vingtaine je dirais) était propre du plancher au plafond. Je me suis attardée trèèèès longtemps à chaque enclos ou bâtiment pour regarder touuuuus les animaux. Il est possible d’y voir chevaux, vaches, cochons, chèvres, moutons, alpagas, un âne, quelques poules et un lapin. Les bêtes avaient l’air bien et calmes. Elles ne sont clairement plus impressionnées par tous ces enfants qui crient et qui tentent de les flatter dans un élan d’excitation! Hehe! Nous avons pu flatter les veaux, en apprendre plus sur la traite en assistant à une démonstration, vu toutes sortes de tracteurs et lu sur l’évolution de la conservation des aliments. Je ne voulais plus partir, c’est pas mêlant! Le moment fort de notre visite a sans doute été le petit veau tout neuf. Né quelques heures avant notre passage, il était encore mouillé, et lui et sa maman semblaient bien fatigués. Nous avons quand même eu le bonheur de le voir se lever et marcher maladroitement. Sans blague, je pense qu’on est resté à le regarder pendant une bonne demi-heure. (Merci à Raphaël pour sa très grande patience! Haha!) Bref, vous aurez deviné que j’ai A-DO-RÉ ce musée. Mais il faut vraiment aimer les animaux de la ferme et ne pas trop être dérangé par la petite odeur d’étable qu’on risque de rapporter en quittant. (Ou peut-être que c’est moi qui est simplement restée trop longtemps, je l’avoue!)

Une fin de semaine bien vite passée, mais qui ne m’a pas déçue! Il y aurait eu tellement d’autres choses à voir, ce sera pour le prochain passage. Du moins j’espère bien!

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault

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Un séjour dans Charlevoix

Pour le long week-end de la Journée nationale des patriotes, Raphaël et moi nous sommes exilés dans la région de Charlevoix. Pour ma part, c’était une première visite et j’avais toujours entendu dire que ce coin de la province était plutôt joli!

C’est donc tôt samedi matin que nous avons pris la route direction Isle-aux-Coudres. Tels deux enfants, nous étions bien excités de prendre le traversier. Pour moi, c’est toujours un plaisir de monter à bord d’un bateau, peu importe sa taille ou sa vocation. La vue était belle, même si le printemps tardif n’avait pas encore fait pousser les feuilles. Je pouvais facilement imaginer de quoi aurait eu l’air la rive avec sa verdure retrouvée, une jolie carte postale quoi! Notre visite fut tout de même brève une fois la traversée complétée. Nous nous sommes rendus à la Cidrerie Pedneault goûter à leurs produits et faire l’achat de quelques bouteilles. Ensuite, le temps de faire le tour de l’île et nous sommes remontés à bord du traversier direction Baie-Saint-Paul cette fois.

L’idée de départ de ce séjour était de se reposer et bien manger. J’ai souvent entendu parler de l’Hôtel Le Germain Charlevoix (anciennement Hôtel La Ferme) et ça avait l’air rudement beau. Les bâtiments qui forment l’établissement combinent un design contemporain et des éléments rustiques rappelant la ferme. Situé au milieu d’un champ, c’est un peu surréaliste de retrouver un hôtel chic juste à côté de véritables fermes ayant toujours leur vocation agricole. La chambre était absolument magnifique et j’ai tout particulièrement aimé la tapisserie de vaches en noir et blanc au-dessus du lit. Ça m’a un peu donné le goût de reproduire le concept dans ma propre chambre, je dois l’avouer!

Le dimanche, nous avons passé l’après-midi au spa de l’hôtel. Les bassins d’eau thermale avaient vue sur les champs, ce qui me plaisait particulièrement. Seul hic, les passants qui circulaient à proximité n’avaient pas à se soumettre au règlement de silence du spa, c’était donc un peu dérangeant par moment. Quoi qu’il en soit, j’ai tout de même bien profité de ce moment de détente et je suis repartie bien reposée.

En visitant la propriété, Raphaël et moi avons été bien surpris de trouver des poules et des vaches Highlands sur le site.  Encore une fois énervée comme une fillette, j’ai couru vers les animaux comme si je n’en avais jamais vu de ma vie. J’aime bien l’idée que l’hôtel intègre une vocation agricole à ses activités. Les parcelles de terre retournées me laissaient deviner qu’il doit y avoir des potagers en été.

J’ai aussi aimé marcher au grand vent sur le quai de bois le long de la voie ferrée. Le Train de Charlevoix vient déposer ses passagers directement à l’hôtel Germain. Ça doit être toute une expérience et j’aurais été bien curieuse de le voir entrer en gare, mais le train n’est en service que pendant la période estivale.

Pour terminer la journée, nous sommes allés manger au Bercail, l’un des deux restaurants de l’hôtel. J’ai apprécié l’ambiance décontractée et je pense encore à la planche de charcuteries partagée en entrée. Un jambon mémorable je vous dis!

Lundi, nous avons tranquillement pris le chemin du retour et Raphaël a gentiment accepté de faire un arrêt à la Chute Montmorency. J’y étais déjà allée enfant, mais j’étais curieuse d’y retourner. La vigueur du torrent rend la chute toujours aussi impressionnante. À l’approche de l’escalier pour monter aux différents points de vue, il y avait tellement de bruine que nous étions trempés. Heureusement, le soleil a eu vite fait de nous sécher.

Somme toute un bien beau séjour. J’étais contente de découvrir une nouvelle région et ça m’a donné le goût d’aller dans d’autres coins du Québec que je n’ai pas encore eu l’occasion de visiter. Et vous, voyagez-vous beaucoup à l’intérieur de la province?

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault

Un long week-end au Far West

Pour des raisons financières, nous nous étions dit que nous n’allions pas voyager en 2018. On souhaitait sauter une année et faire un plus gros voyage l’an prochain. Mais à l’automne, l’idée d’acheter des billets d’avion a commencé à nous démanger. On a donc envisagé de partir en long week-end seulement. Un voyage express, mais dont on pourrait profiter au maximum. À cause du temps de vol et du décalage horaire, l’Europe a vite été écartée. Et puisqu’un jour on aimerait faire une grande tournée des parcs nationaux de l’ouest des États-Unis, on s’est dit qu’on pourrait commencer par en cocher quelques-uns sur notre liste. À la mi-mars, nous avons donc mis le cap sur Monument Valley, le Parc National de Zion et le parc de Valley of Fire. Trois états, trois parcs et 4 jours très très remplis! On savait qu’on ne dormirait pas beaucoup, mais qu’on profiterait de chaque seconde passée là-bas. Nous sommes jeunes et en forme, aussi bien en profiter!

Nous avons volé jusqu’à Las Vegas et pris possession de notre voiture de location dès la sortie de l’aéroport. C’était pour nous un point de transit et nous n’avons pas passé une seule minute à visiter cette ville de party. La première journée s’est passée sur la route à voir défiler les paysages de l’Arizona. Je n’avais jamais vu de région désertique et j’étais excitée comme une fillette. Nous n’avions pas le temps de nous arrêter en chemin si nous voulions atteindre notre objectif, mais j’ai parcouru des routes plus ennuyantes dans ma vie, je vous le garantis! Arrivés à notre hôtel après le coucher du soleil, nous attendions le lendemain matin avec grande impatience, car nous allions passer la journée entière à Monument Valley.

Il faut savoir que j’ai une fascination pour Monument Valley depuis que je suis toute petite. En y repensant plus récemment, je me demande si mon intérêt pour le monde western ne me vient pas de Lucky Luke et Back to the future III. C’est bête à dire, mais ces images m’ont marquée et beaucoup impressionnée. C’était donc bien spécial pour moi de m’y rendre enfin. On s’est tiré du lit à 5 h du matin. Une trentaine de minutes de voiture nous séparait du parc et on voulait à tout prix voir le lever du soleil. En chemin, les premières lueurs se faisaient de plus en plus présentes et on a eu bien peur de manquer notre coup. La voiture stationnée, nous nous sommes empressés de nous rendre au point de vue, caméra à la main. J’y croyais à peine, le West Mitten, le East Mitten et le Merrick se découpaient sur un ciel embrasé par les premiers rayons du soleil. La lumière était parfaite, l’air était frais sur mon visage et pas un souffle de vent ne sifflait dans nos oreilles. Nous étions remplis de sérénité et j’étais bien émue!

Nous avons poursuivi la journée en visitant le parc et j’étais tellement impressionnée par le calme qui y régnait. En marchant la Wildcat Trail, je n’en revenais pas de voir que nous étions absolument seuls au monde et que le silence était total lorsque le vent se calmait. Aucune photo ou vidéo ne peut rendre justice à cet endroit si vaste et imposant. En fin de journée, un guide Navajo nous a emmenés aux endroits les plus photogéniques pour nous permettre de prendre des clichés dans la belle lumière du coucher du soleil. Il faut savoir que Monument Valley est encore à ce jour un territoire Navajo et que certains d’entre eux habitent encore sur les lieux. Accompagnés d’un guide, les touristes peuvent s’aventurer au-delà des pistes balisées et en voir un peu plus. Nous en avions plein les yeux en regagnant notre cabine qui avait une vue imprenable du parc. Une expérience inoubliable.

Le lendemain matin, c’est à la noirceur et dans une tempête de neige que nous avons repris la route en direction du Parc National de Zion en Utah. De ce que j’ai vu et lu, l’Utah est un état assez exceptionnel en frais de parcs nationaux et paysages tout droit sortis d’une autre planète. Nous voulons absolument y retourner pour en voir davantage, ça vaut certainement le détour! Et dès que nous avons passé la guérite du parc de Zion, nous nous sommes exclamés, la bouche grande ouverte. WOW!!! Un canyon encadré de pics rocheux aux couleurs magnifiques et, cerise sur le sunday, il avait neigé durant la nuit et tout était saupoudré de poussière blanche. On se sentait tellement petits, nos yeux n’étaient pas assez grands pour tout voir. Comme nous n’avions qu’une seule journée à y passer, nous devions choisir judicieusement les treks que nous allions marcher. Le défi du jour pour nous était de grimper le Angels landing, un trek très abrupt qui comporte son lot de danger, car la dernière section est flanquée de précipices et des chaînes ont été installées pour aider les marcheurs à se hisser jusqu’au sommet. On se pensait capables d’accomplir cette montée facilement, mais on était épuisés et à bout de souffle. Disons que l’altitude est bien différente de ce qu’on expérimente à Montréal! Nous avons décidé de nous arrêter au premier point de vue et de ne pas compléter une partie du sentier bordé de chaînes. La piste est très populaire et j’avais l’impression que je devais me presser pour ne pas retarder les autres marcheurs, ça me rendait un peu mal à l’aise. Mais le coup d’œil, je vous dis pas! C’était spectaculaire! Et même si la marche était un défi physique autant à la montée qu’à la descente, nous n’avions aucun regret. C’était incroyable de voir la rivière couler au fond de cette vallée recouverte de végétation, avec ces rochers gigantesques qui l’encadraient de chaque côté. La lumière était parfaite et on aurait vraiment dit une carte postale. Je retournerai certainement à Zion pour explorer d’autres parties de ce très grand parc.

Pour la dernière journée, nous avions prévu nous lever tôt encore une fois et faire un arrêt au parc de Valley of Fire dans le Nevada avant de retourner à Las Vegas. Nous avons toutefois eu la surprise de nous faire réveiller par une vingtaine de bisons qui s’étaient sauvés de leur enclos et qui déambulaient tranquillement devant notre cabine. Quelle vision! Difficile de ne pas se sentir comme une cow-girl au Far West en me réveillant dans une cabane en bois rond pour regarder passer le bétail! Nous avons évidemment vite attrapé nos caméras pour aller leur tirer le portrait et pendant que j’essayais d’ajuster mes paramètres, je n’ai pas entendu le troupeau de bisons en cavale qui arrivait en courant et fonçait droit sur moi! J’ai pris mes jambes à mon cou afin de me retirer de leur trajectoire, ne pouvant croire à cette aventure. Toute cette histoire nous a mis un peu en retard sur notre horaire et notre visite à Valley of Fire a été un peu écourtée. Nous avons toutefois eu le temps d’admirer une partie de ses rochers couleur de feu. Nous étions passés de -5 degrés à notre réveil au Utah à maintenant 20 degrés au gros soleil. Pas certaine que j’irais en plein mois de juillet! Néanmoins, j’étais un peu déçue qu’on ne puisse y rester plus longtemps, car l’aperçu auquel nous avons eu droit était rudement joli!

C’est épuisée, endolorie par toute cette marche et la tête remplie d’images magnifiques que je suis embarquée dans l’avion pour le retour. Ayant peine à réaliser que j’avais parcouru tous ces kilomètres et vu autant de paysages incroyables en si peu de temps. Un voyage éclair certes, mais un voyage dont je me souviendrai longtemps.

Je vous laisse sur cette vidéo qui résume bien notre aventure. Maintenant, je ne pense qu’à repartir! Ah!

Claude
© Textes et vidéo: Claude Bourgault, photographies: Raphaël Paré.