Parc de la Gorge de Coaticook

Rien ne vaut une virée en campagne pour apprécier les couleurs à l’automne. C’est pourquoi j’ai eu l’idée de proposer à ma famille d’aller faire une randonnée au Parc de la Gorge de Coaticook. Ce parc est bien connu comme étant l’hôte de Foresta Lumina, le premier parcours nocturne du genre créé par Moment Factory. Les représentations sont terminées pour cette année, mais je vous recommande d’aller y faire un tour l’an prochain. C’est une fort jolie expérience!

Arrivés sur place, le temps était absolument parfait. Dix degrés, un soleil radieux et l’odeur typique des feuilles d’automne; tout était en place pour une randonnée mémorable. Nous avons opté pour le sentier de la Gorge. La boucle peut être complétée en environ 1 h 30 et nous fait passer sur la passerelle suspendue qui offre un coup d’œil impressionnant sur la gorge et la végétation qui l’entoure. Et pour ceux qui ont le vertige et qui préfèrent éviter la passerelle, un sentier alternatif est offert.

Il y a bien quelques côtes et escaliers à monter, mais somme toute, le niveau de difficulté de la marche n’est pas très élevé. Et ce n’est pas une course non plus! Alors chacun peut y aller à son rythme.

J’ai bien aimé le fait que le sentier offre des décors plutôt variés. En forêt, au bord de la rivière, sur la passerelle, au fond d’une petite grotte ou au sommet d’une tour qui offre une vue imprenable sur la région, tout est rudement joli. C’est certain qu’on ne se sent pas perdu au milieu de nulle part dans une nature sauvage, mais pour une sortie familiale du dimanche après-midi, ça a comblé mes attentes!

Et vous, où vous évadez-vous pour profiter de l’automne?

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault

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Camping et ancien temps

Juste après le congé de Noël, je crois que le jour férié que j’apprécie le plus est celui de la fête du Travail. C’est l’occasion de profiter une dernière fois de l’été avant d’entrer dans le tourbillon de l’automne. Cette année, j’ai proposé à Raphaël d’aller faire du camping et bien que ça ne soit pas son activité favorite, il a gentiment accepté.

Nous avons jeté notre dévolu sur le Parc de la Gatineau. Je n’y étais jamais allée, mais le site avait l’air rudement joli! Je préfère également les sites qui offrent plus d’intimité, même s’il faut laisser la voiture derrière et marcher un peu pour s’y rendre. Arrivés le vendredi un peu tard, nous avons monté notre campement à la noirceur, ne sachant pas trop de quoi aurait l’air notre réveil. Mais la belle surprise au petit matin! De l’autre côté du chemin, on pouvait apercevoir le lac Philippe à travers les arbres. Un sentier permet de le longer et plusieurs plages le rendent très accessible. Nous étions toutefois épuisés de notre semaine plutôt chargée et l’énergie n’y était pas pour partir à l’aventure. On s’est donc contenté de courtes promenades dans les environs, d’une petite baignade dans le lac et d’une soirée au bord du feu. Nous aurions pu en profiter pour faire du canot, aller visiter une caverne de marbre et grimper une montagne, mais nous étions heureux de nous reposer tout simplement, loin des bruits de la ville. Et le simple fait de pouvoir cuisiner sur le feu me comblait de joie et d’allégresse. Pas besoin de plus!

Pas de chance pour la deuxième journée de notre séjour, on annonçait une pluie diluvienne et nous n’avions certainement pas envie de passer la journée dans la tente. Nous avons donc pris la route en direction du Upper Canada Village. Pas du tout dans le même coin, mais les 2 heures de route pour s’y rendre ne nous faisaient pas peur. Ça devait faire au moins 20 ans que je voulais aller le visiter et je ne m’étais jamais décidé à faire le détour. Légèrement surexcitée, j’ai fait mon entrée dans le village en ayant pas assez d’yeux pour tout voir. Les maisons provenant de la région y ont été déménagées dans les années 60, permettant à ses visiteurs d’en apprendre un peu plus sur la vie en Ontario au milieu du 19e siècle. Les rues étaient animées de touristes, mais aussi de personnage de l’époque et d’animaux de ferme.Nous y avons flâné 4 heures et j’aurais franchement pu y passer la journée! J’aime prendre le temps d’observer les détails, les tapis, la vaisselle, la disposition des meubles, les couleurs, les odeurs. Nous avons été tout particulièrement impressionnés par la scierie et la lainerie avec leurs machines datant de la révolution industrielle.

Mais avez-vous vu cette cuisine? Le rêve!!! J’aurais tant d’expérimentation à y faire! 

Et me voici affichant un sourire un peu tristounet au moment de partir.

Ceci dit, la route du retour n’était pas piquée des vers non plus. Les couleurs et la brume nous ont offert un joli spectacle.

Après 3 nuits à dormir dans la forêt, nous avons plié bagage et sommes retournés à la maison. Et même si nous sommes toujours heureux de rentrer, nos aventures nous laissent toujours un petit goût de revenez-y. Jusqu’à la prochaine fois!

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault

Un séjour à Ottawa

Il y a un bon moment que j’avais envie d’aller séjourner à Ottawa, surtout pour y visiter quelques-uns de ses musées. Ils sont plutôt nombreux, musées d’art, de science naturelle, d’histoire… J’ai donc proposé à Raphaël de profiter du congé de la St-Jean pour s’exiler dans la capitale nationale. Voici un petit compte rendu de nos découvertes.

Pour le jour 1, nous avions tout d’abord jeté notre dévolu sur le Musée de l’aviation et de l’espace du Canada. Il est plutôt impressionnant d’entrer dans l’immense hangar et d’y voir autant d’avions en un seul coup d’œil! On pouvait y voir l’évolution de l’aviation, des modèles les plus rudimentaires aux engins de l’armée. J’ai tout particulièrement aimé les avions de brousses. Je trouve que leur design a quelque chose de sympathique.

Celui qui aime lire et avoir tous les détails sera servi par cette exposition, car les panneaux disposés devant chaque modèle étaient bien remplis de photos et de renseignements techniques et historiques. Nous avons mis environ 2 h 30 pour compléter la visite, mais si ça n’avait pas été de la faim qui nous tenaillait et de nos plans pour un deuxième musée, nous aurions pu nous attarder un peu plus longtemps.

Une fois ravitaillés, nous avons rejoint notre deuxième point à l’itinéraire, le Musée Bytown. Relatant l’histoire de la ville d’Ottawa, autrefois appelée Bytown, ce petit musée aux abords du canal Rideau m’a bien plu. Situé dans un des plus vieux édifices de la ville, il présente des artefacts illustrant l’évolution des lieux. L’audio guide est inclus dans le prix d’entrée et je le recommande. Personnellement, je trouve que ça rend la visite plus animée et ça permet d’avoir certains détails qui ne sont pas inscrits sur les affichettes. Ça nous a pris environ 1 h pour faire le tour et nous en avons profité pour marcher un peu le long des écluses qui ont une dénivellation assez impressionnante.

Pour le souper, j’avais fait une petite recherche et nous avions décidé d’aller manger chez Datsun. Oh la la la la que c’était bon! Un menu d’inspiration asiatique offrant des petits plats à partager, le tout dans une ambiance plutôt animée et avec un service hyper attentionné. Les pains vapeurs, les dumplings, la salade de papaye étaient à se rouler par terre et les cocktails très bien balancés. Si c’était à Montréal, je crois qu’il figurerait parmi mes restaurants préférés!

Et pour terminer notre première journée, nous avons séjourné à l’hôtel Andaz, situé tout prêt du parlement. La chambre au design contemporain était grande et fonctionnelle. Le service était aussi impeccable. Toujours agréable de se faire offrir un verre de bienvenue à son arrivée! Seul point négatif, on entendait la musique qui provenait probablement d’un bar à proximité. Rien pour écrire à sa mère, mais un peu agaçant au moment d’aller se coucher.

Pour le jour 2, nous avions à l’horaire la visite du Musée de l’agriculture et de l’alimentation du Canada. Laissez-moi vous dire que j’étais excitée comme pas deux, ça faisait littéralement des années que je voulais y aller.

Je ne sais pas si je l’ai déjà mentionné, mais j’ai déjà sérieusement envisagé d’avoir une fermette et un petit élevage de chèvres. J’aime les animaux de la ferme à ce point! J’étais vraiment épatée de voir à quel point les bâtiments du musée étaient propres. Même l’étable abritant un bon troupeau de vaches (une vingtaine je dirais) était propre du plancher au plafond. Je me suis attardée trèèèès longtemps à chaque enclos ou bâtiment pour regarder touuuuus les animaux. Il est possible d’y voir chevaux, vaches, cochons, chèvres, moutons, alpagas, un âne, quelques poules et un lapin. Les bêtes avaient l’air bien et calmes. Elles ne sont clairement plus impressionnées par tous ces enfants qui crient et qui tentent de les flatter dans un élan d’excitation! Hehe! Nous avons pu flatter les veaux, en apprendre plus sur la traite en assistant à une démonstration, vu toutes sortes de tracteurs et lu sur l’évolution de la conservation des aliments. Je ne voulais plus partir, c’est pas mêlant! Le moment fort de notre visite a sans doute été le petit veau tout neuf. Né quelques heures avant notre passage, il était encore mouillé, et lui et sa maman semblaient bien fatigués. Nous avons quand même eu le bonheur de le voir se lever et marcher maladroitement. Sans blague, je pense qu’on est resté à le regarder pendant une bonne demi-heure. (Merci à Raphaël pour sa très grande patience! Haha!) Bref, vous aurez deviné que j’ai A-DO-RÉ ce musée. Mais il faut vraiment aimer les animaux de la ferme et ne pas trop être dérangé par la petite odeur d’étable qu’on risque de rapporter en quittant. (Ou peut-être que c’est moi qui est simplement restée trop longtemps, je l’avoue!)

Une fin de semaine bien vite passée, mais qui ne m’a pas déçue! Il y aurait eu tellement d’autres choses à voir, ce sera pour le prochain passage. Du moins j’espère bien!

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault