Une nuit au Diable Vert

À Noël dernier, Raphaël et moi avions reçu une carte cadeau échangeable contre une nuit dans un hébergement insolite. Les choix offerts se trouvaient dans différentes régions de la province et les habitations étaient assez diversifiées. Yourtes, refuges rustiques, tentes de prospecteur, un sous-marin (oui oui! Un vrai de vrai sous-marin!); plusieurs étaient tentants, mais notre choix s’est arrêté sur le Diable Vert à Sutton. Il s’agit d’une magnifique propriété où il est possible de séjourner en tente et dans différents refuges meublés. J’y étais déjà allée en camping quelques années plus tôt et j’avais trouvé le site enchanteur. J’étais curieuse d’essayer un de leurs fameux Pods, de toutes petites maisons écologiques.

J’avais prévenu Raphaël que le terrain était escarpé et que tous les sites ne sont accessibles qu’à pied. Il y avait toutefois à notre disposition des chariots pour pouvoir hisser bagages et matériel au sommet de la pente. Il faut réalistement s’attendre à faire un peu d’exercice, mais la vue vaut nettement tous les efforts! De notre Pod, nous pouvions admirer les montagnes vertes de l’Estrie et du Vermont. Et que dire du troupeau de vaches Highlands qui broutaient tranquillement l’herbe verte tout près de nous! Certaines bêtes sont curieuses et s’approchent dans l’espoir de recevoir une poignée de foin. De superbes animaux rouquins qui vous feront sentir dans les Alpes (presque 😉 ).  C’est que les propriétaires de l’endroit font aussi l’élevage de vaches Highlands. Si vous êtes amateurs de bonne viande, il est possible d’acheter différentes pièces à l’accueil. Pour y avoir goûté, je vous jure que c’est un produit de qualité supérieure.

Le gîte lui-même était tout petit et confortable. Meublé d’une table, de deux chaises, d’un lit double et d’un poêle à bois, il est habitable été comme hiver. Nous nous y sommes rendus alors qu’il faisait plus de trente degrés (au mois de mai!) et je dois toutefois avouer que  nous avons eu chaud durant la nuit. J’aurais tout simplement dû ouvrir la porte et nous aurions été extrêmement biens. J’étais trop endormie pour avoir ce genre de raisonnement pratique j’imagine! Le matin, la grande fenêtre donnant vers l’est permet d’admirer un lever du soleil spectaculaire, ce sans même sortir du lit.

Il faut savoir que l’habitation n’a pas d’électricité ou d’eau courante. Une toilette sèche se trouve à proximité du Pod et une lanterne à pile nous a été prêtée à l’accueil. Heureusement, le bois pour faire un feu extérieur nous a été livré en fin d’après-midi, alors pas besoin de le monter à pied. Le feu de camp avec les vaches, les montagnes et les étoiles est un des plus beaux qu’il m’ait été donné de voir.

Petit détail intéressant, les sites sont assez éloignés les uns des autres. Certains sont plus à couvert, en forêt, d’autres sont en périphérie ou au centre de la clairière (comme le nôtre). Toutefois, la bonne distance qui les sépare offre une certaine intimité aux visiteurs, ce qui est très appréciable.

Plusieurs activités sont offertes sur le site, comme la randonnée, le kayak, le paddle board et la descente de rivière en tripe. L’hiver, il est possible de faire de la raquette, du ski de fond, de la glissade ou du patin. Notre choix s’est toutefois arrêté sur le vélo volant. Ce vélo suspendu permet d’avoir un coup d’œil imprenable sur la forêt et les environs. C’est le seul endroit au Canada où il est possible d’en faire et si j’ai bien compris, il n’y a que trois installations du genre au monde. Toutefois, si vous avez le vertige, cette activité n’est pas pour vous! J’ai été impressionnée par la hauteur, je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi haut.

On nous assure que l’activité est 100 % sécuritaire et un vidéo explicatif est présenté à chaque participant avant le départ. Un tour dure environ 45 minutes et il faut prendre le temps de s’arrêter et d’admirer le paysage.

Notre visite fut brève, mais vraiment très agréable. Pour l’apprécier, il faut toutefois savoir à quoi s’attendre et être prêt à vivre dans un gîte rustique. On peut voir la chose comme étant du camping, mais dans une petite maison plutôt que dans une tente. Le site est aussi très bien entretenu et un bloc sanitaire complet est accessible près de l’accueil. Pour moi, le paysage et la quiétude de l’endroit valent le détour et je compte bien y retourner un jour. J’espère que ce sera pour plus d’une soirée cette fois!

Et vous? Quel est votre coin de campagne préféré?

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault

Initiation à la plongée sous-marine

Un peu plus tôt ce printemps, Raphaël et moi étions dans les préparatifs d’un voyage en Amérique Centrale. L’endroit est reconnu pour ses activités nautiques et Raphaël étant un très bon nageur, il a toujours été à l’aise dans l’eau. Ce qui est loin d’être mon cas… Je n’ai jamais été une grande baigneuse et mes habiletés à nager sont plutôt limitées. Alors lorsque nous avons parlé de plongée sous-marine, mon premier réflexe a été de dire que je ne voulais pas en faire, mais que je l’encourageais à tenter l’expérience. J’adorerais voir des poissons multicolores, des tortues de mer, des petits requins, mais j’avais peur de paniquer sous l’eau. Raphaël a donc eu l’idée de faire un essai en piscine, question d’apprivoiser les techniques et voir si je pouvais m’imaginer en faire dans la mer. Accompagnés de deux amis, nous nous sommes donc rendus au Centre Claude Robillard pour vivre notre première expérience de respiration sous l’eau.

Le cours était divisé en deux parties, un cours théorique pendant lequel nous apprenions les éléments de bases, comme les parties de l’équipement, les signes pour communiquer sous l’eau et quelques règles à savoir, puis suivait l’expérimentation en piscine.

La journée précédant le cours avait été l’enfer au travail, j’étais littéralement épuisée et mon excitation s’était un peu envolée pour faire place à un petit stress. Et si je m’étouffais dans l’eau? Si je lâchais mon détendeur et que je n’arrivais pas à le rattraper? Et si, cauchemar suprême, je retenais mon souffle (il ne faut JAMAIS retenir son souffle lorsqu’on fait de la plongée, paraît-il) et remontait trop vite à la surface et que mes poumons éclataient? Quelle horreur! Tout au long de la partie théorique, j’essayais de me détendre tout en restant attentive. Parce que je ne voulais pas me noyer dans le pas creux tsé!

S’en est suivi la partie pratique, elle aussi divisée en deux portions. La première dans la partie peu profonde de la piscine. L’eau était glacée, je claquais des dents et mon masque était rempli de buée. On riait et se taquinait entre nous, c’était quand même amusant. Cependant, je sentais que je ne maîtrisais pas tout à fait les techniques enseignées par notre professeur. Je trouvais que ça allait très vite et je me demandais si les autres partageaient cette impression. Une fois les quelques exercices exécutés, nous nous sommes dirigés vers le bassin de 5 mètres de profondeur. L’eau y était beaucoup plus chaude et c’était déjà plus confortable. J’ai tout de même fait savoir à Raphaël que je trouvais ça très difficile… Le défi était maintenant de descendre au fond du bassin tout en égalisant la pression dans les oreilles. Et c’est là que j’ai échoué… J’avais mal et malgré les trucs de mes instructeurs, je n’arrivais pas à faire popper mes oreilles. Après quelques tentatives, j’ai abandonné. La fatigue était trop grande, le niveau de concentration trop bas et je n’avais plus de plaisir. J’ai donc laissé Raphaël et nos amis et je suis repartie vers les vestiaires. J’étais profondément déçue de ne pas avoir passé le test avec brio et le lendemain j’en ai beaucoup reparlé à Raphaël. Comment verrais-je des hippocampes si je n’étais pas capable d’aller sous l’eau!?!

Notre départ est pour bientôt, mais même si ma première expérience ne fut pas un grand succès, je ne suis pas fermée à l’idée de retenter l’expérience dans l’océan. Je me dis que je passerais à côté d’une belle chance de voir la faune marine de près. Nous verrons si j’ai le courage de me lancer malgré tout dans la mer! Souhaitez-moi bonne chance!

– Claude
Source photographie: Pexels

Voyager au Québec

_dsc6265-blog portraitComparativement à plusieurs personnes de mon entourage, je n’ai pas voyagé beaucoup dans ma vie. Pas par manque d’intérêt, mais plutôt parce que ma situation ne rendait pas la chose facile. À 33 ans, j’ai très envie d’aller à l’étranger découvrir et voir du beau et du bon. Les possibilités sont infinies! Toutefois, j’avoue bien humblement qu’il me reste plusieurs régions à visiter au Québec, des régions qui ont beaucoup à offrir.

J’aimerais dans les prochaines années pouvoir en découvrir un peu plus. Je ne suis jamais allée dans Charlevoix et j’ai si souvent entendu dire que c’est magnifique! Idem pour la Gaspésie, où je serais certaine d’y être dépaysée. Je m’y suis rendue avec ma famille quand j’étais bébé et je n’en ai aucun souvenir. Je pense donc qu’on peut dire que je n’y suis jamais allée! Le Saguenay, la Côte-Nord et les Îles-de-la-Madeleine m’attirent aussi énormément.

 

_dsc6270-blog portrait

Le Québec est grand, mais l’effet de proximité me fait penser que le seul moyen de transport pour le visiter est la voiture. Or, pour les endroits plus éloignés, je me dis qu’il pourrait valoir la peine de prendre l’avion. (Je dois avouer que ma voiture est plutôt inconfortable pour faire de longues distances et je n’ai plus vingt ans il faut croire!)

_dsc6280-blog portrait

Bref, j’ai visité quelques coins, mais il m’en reste tellement à voir! Avez-vous des suggestions de villes, villages et parcs qui sont des incontournables selon vous?

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault