Banc d’essai: écrans solaires

Je ne fais pas partie de celles qui ont un beau teint doré en été. Ma peau est hyper sensible et je brûle en un rien de temps. Par exemple, il est impensable pour moi d’aller dîner sur la terrasse du bureau si le parasol n’est pas ouvert. Quinze minutes suffisent pour que je sois victime d’un coup de soleil. Vous aurez donc deviné que les séances de bronzage ne font pas partie de mes passe-temps, mais il arrive parfois que je n’aie pas d’autre choix que de m’exposer aux rayons du soleil.

Lors de notre voyage au Bélize, j’avais mis dans mes bagages une bonne quantité de protections solaires. Que ce soit en bateau, en apnée ou en trekking, il y a eu maintes occasions où je ne pouvais pas me réfugier à l’ombre. Alors, bien que je déteste la sensation de la crème solaire sur ma peau, ça reste toujours mieux qu’une brûlure. Et c’est sans parler des risques de cancer.  J’ai donc apporté différents produits, afin de les comparer et de trouver mon préféré.

LA ROCHE-POSAY

Cette brume fancy ne m’a pas ravie… Tout d’abord, l’odeur est un peu étrange. J’avais l’impression de sentir l’étable. Raphaël ne partageait pas mon avis là-dessus, mais il était d’accord pour dire que ça sentait bizarre. La brume est très légère à l’application, mais le fini poudreux était un peu désagréable et j’avais quand même l’impression que c’était gras. Je trouve donc que le produit ne vaut pas les 32$ investis. Du moins, ce n’est pas pour moi!

NEUTROGENA

J’ai essayé la brume et la crème pour le visage Neutrogena. Les deux produits étaient un peu gras au toucher, mais il faut dire que j’en utilise abondamment. La brume en général a ses avantages et ses inconvénients. Elle s’applique très rapidement et facilement, mais lorsque le temps est venteux, il se peut qu’elle se disperse dans l’air avant d’atteindre votre peau.

J’ai utilisé la crème formule visage sur le reste de mon corps, mais elle est plus difficile à étendre. Il faut être généreux pour être certain de bien couvrir toutes les parcelles de peau.

Pour ceux et celles qui n’aiment pas les produits solaires aux odeurs trop prononcées (coco, banane et autres fruits exotiques), les produits Neutrogena sont un bon choix. Ils sentent la crème hydratante tout simplement, c’est donc plutôt subtil.

SUN BUM

Raphaël et moi sommes un peu virés zinzin devant le rayon de produits Sun Bum à la pharmacie. Nous avons acheté une crème, une crème pour le visage, une brume et un bâton pour le visage. Tous leurs produits ont une petite odeur de banane (j’imagine que ça a un lien avec leur logo, qui est un singe). Ce n’est peut-être pas pour la vie de tous les jours, mais en vacances je trouve que c’est ok de sentir les vacances. 😉

Raphaël a plutôt utilisé l’écran solaire en vaporisateur, car il aime la facilité d’application. Ce produit était d’ailleurs un peu plus sec au toucher.

Pour ma part, je préfère aller vers la crème, car j’ai l’impression que la protection est meilleure pour moi (c’est peut-être juste dans ma tête cela dit…). Elle s’appliquait extrêmement facilement. Je trouvais la texture plus fine et plus facile à étendre que les autres crèmes que j’avais utilisées auparavant. C’était encore plus vrai avec la crème pour le visage, que j’ai toutefois trouvé très grasse. Plus que la crème pour le corps.

Le dernier produit testé était un peu différent. Il s’agissait d’un bâton pour le visage. Au même titre qu’un bâton d’antisudorifique, cet écran solaire est solide et vient dans un petit tube rigide. Il suffit de le frotter sur le visage et d’étendre un peu avec les mains. Le produit n’était pas trop gras sur la peau : un gros plus. J’ai aussi trouvé le format pratique; on peut facilement le glisser dans sa poche si on ne veut pas traîner un gros tube. Je l’ai utilisé à quelques reprises sur de petites régions du corps comme le dessus des mains, le cou et les chevilles (lorsque je portais un capri).

CONCLUSION
En conclusion, pour les vacances ou en voyage, j’opterais de nouveau pour la crème et la brume Sun Bum. Ils m’ont permis de garder ma petite peau fragile sans rougeur, malgré une exposition prolongée au soleil. La facilité d’application rendait l’expérience un peu moins pénible également.

Pour la vie de tous les jours, j’irais peut-être plus vers Neutrogena et le bâton pour le visage Sun Bum. Le premier pour son odeur très subtile et le deuxième pour son côté pratique.

Si vous faites beaucoup d’activités nautiques, je recommanderais toutefois un rashguard. Je m’en suis procuré un à manches longues pour le Bélize et je n’ai pas regretté mon achat. Il agit comme isolant si l’eau est froide, vous garde au frais en dehors de l’eau lorsqu’il est humide et vous assurera une protection solaire continue sans avoir à appliquer de crème solaire toutes les heures. C’est un rapport qualité-prix très satisfaisant dans mon cas.

Et vous? Quelle protection solaire préférez-vous?

-Claude
© Textes et photographies : Claude Bourgault

Un séjour au Bélize

Après Madagascar l’an dernier, Raphaël et moi avions envie de repartir en voyage pendant nos vacances du printemps. Après une longue réflexion, nous avions convenu d’aller visiter quelques parcs nationaux des États-Unis; plus principalement, Yellowstone. Or, Yellowstone se situe en région montagneuse et le climat est souvent imprévisible. Résultat, il n’est pas rare qu’il neige en mai et une bonne partie du parc est encore fermé et inaccessible à ce temps de l’année. Bien déçue, j’ai dû me résoudre à choisir une autre destination. Je crois toutefois que nous n’étions pas à plaindre, puisque nous avons mis le cap sur le Bélize à la place.

J’avais toujours entendu dire de ce petit pays d’Amérique Centrale que c’était un très bel endroit. Abritant la deuxième plus grande barrière de corail au monde, le Bélize se partage entre un continent recouvert d’une jungle luxuriante d’un côté et d’innombrables petites îles appelées cayes de l’autre. Nous avons partagé notre temps entre les deux, souhaitant voir un maximum de choses dans les 10 jours que nous avons passés là-bas.

Je vous ai raconté comment j’ai essayé de faire de la plongée sous-marine en piscine et à quel point ce ne fut pas un grand succès. Raphaël a été très gentil avec moi et ne m’a pas mis de pression pour que j’en fasse là-bas. Nous avons plutôt décidé de commencer notre voyage par une journée en voilier, pendant laquelle nous allions faire plusieurs plongées en apnée. Je ne cacherai pas que j’étais très nerveuse avant de me jeter à l’eau pour la première fois. N’étant pas la meilleure des nageuses, me lancer en pleine mer comporte son lot de stress. Nous avions toutefois fait affaire avec la compagnie Raggamuffin, qui nous avait été recommandée par une amie. Avant le départ, ils ont pris la peine de s’assurer que l’équipement faisait convenablement à chacun et leurs explications m’ont mise en confiance. J’ai donc pris mon courage à deux mains et j’ai sauté hors du bateau. Et par chance! J’étais étonnamment très à l’aise et, pour cette première plongée, nous avons nagé avec une immense tortue de mer! Nous espérions tellement en voir, on était fou comme des balais! Durant cette journée à naviguer sur la mer des Caraïbes, nous avons aussi pu observer de près de nombreuses raies, tout plein de poissons, des coraux et des requins-nourrices. Déjà, le Bélize nous en mettait plein les yeux!

J’avais toutefois très hâte de retourner sur le continent pour explorer la jungle, que j’adore. Nous avons débuté notre visite sur la terre ferme en visitant des grottes et des ruines mayas. On soupçonne que le pays en est littéralement recouvert, mais les fouilles sont longues et coûtent cher. Ce ne serait qu’un infime pourcentage que nous pourrions observer à ce jour. Le site de Xunantunich était très impressionnant et ce l’était d’autant plus que nous étions pratiquement seuls sur les lieux. Du début à la fin, nous avons eu la chance d’être seuls pour faire la plupart de nos activités. Dans un pays si touristique, ça me semblait improbable et nous en profitions au maximum.

La visite au parc national de Bocawina a été un moment fort pour moi. Nous y avons passé trois jours, notre hôtel se situant au cœur du site. On aurait dit le parc Jurassique et je n’aurais pas été surprise de voir des dinosaures y vivre. L’humidité et la chaleur sont accablantes dans la forêt tropicale et plusieurs membres du personnel nous demandaient comment nous nous sentions dans cet environnement. C’était lourd, mais dans le contexte, ça ne nous gênait pas du tout. Nous en avons plutôt profité pour nous aventurer sur le sentier qui menait à une des chutes de l’endroit. C’était merveilleux de pouvoir se baigner dans l’eau fraîche, en plein milieu d’une forêt dense et déserte! Nous avons tellement aimé que nous y sommes retournés le lendemain; profitant de ce rafraîchissement fort bien accueilli alors que le soleil commençait à descendre derrière les montagnes.

Bocawina nous a aussi permis de faire de la tyrolienne, une activité que j’adore. Et l’ultime aventure que ce parc nous aura offerte est le trek jusqu’à la chute de Antilope, haut perchée dans les montagnes mayas. Nous étions prévenus que nous devions être assez en forme pour affronter un sentier très escarpé. À plusieurs endroits, il y avait des cordes pour s’aider à se hisser. Ajoutez à ça 35 degrés Celsius et une humidité de 100 %, difficile de rester au sec!  Ça en valait nettement la peine toutefois, car la vue du haut de la chute était magnifique. Pour redescendre, pas question de simplement reprendre le sentier à l’inverse. Pourquoi pas faire du rappel à même la chute! Raphaël, avec son passé d’escalade, a fait ça les yeux fermés. Toutefois, la grande novice que je suis a trouvé ça plutôt difficile. Surtout avec des centaines de litres d’eau qui se déversait violemment sur mon visage! J’ai glissé à quelques endroits, mais j’étais quand même très contente de ma descente. Le guide disait que beaucoup de gens pleurent et figent en plein milieu. Quand on se compare, on se console!

Après toutes ces émotions fortes, nous avons terminé notre voyage sur la minuscule île de Tobacco Caye. Il ne prend pas plus de 10 minutes à pied pour faire le tour de ce petit point dans la mer. Nous habitions dans une cabana avec un balcon donnant directement dans l’eau turquoise. Le vent marin qui soufflait en permanence était divin, rien de moins. Difficile de trouver plus paradisiaque. Nous avons profité de nos trois jours là-bas pour faire du kayak de mer et de la plongée en apnée. L’île était collée sur la barrière de corail, nous pouvions donc nous y rendre à partir de la plage. J’ai été émerveillée de voir des centaines de poissons aux mille couleurs, je ne m’attendais vraiment pas à ça. Le plus impressionnant a sans doute été une énorme raie aigle tachetée. Elle semblait battre des ailes comme un oiseau sous l’eau. Ces créatures sont si gracieuses.

Vraiment, ce court voyage au Bélize m’a permis de découvrir un endroit magnifique et des habitants extrêmement généreux. À plusieurs reprises, alors que nous avions l’air un peu perdus, des Béliziens sont venus vers nous pour nous offrir leur aide. Pour avoir utilisé les services de transport en commun (on peut traverser le pays à bord de vieux autobus scolaires) dans lesquels nous étions clairement les seuls touristes, je n’ai jamais senti que quelqu’un aurait pu tirer avantage de notre vulnérabilité. Les habitants semblent également avoir une volonté de protéger les richesses du pays, car il existe de nombreux parcs et réserves protégés. Et la forêt est partout sur le continent.

Un fichu de beau voyage comme on dit! De voir de si belles choses, ça donne le goût de repartir! Dans un futur pas trop lointain, j’espère…

Je vous laisse sur quelques images de notre aventure!

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault

Une nuit au Diable Vert

À Noël dernier, Raphaël et moi avions reçu une carte cadeau échangeable contre une nuit dans un hébergement insolite. Les choix offerts se trouvaient dans différentes régions de la province et les habitations étaient assez diversifiées. Yourtes, refuges rustiques, tentes de prospecteur, un sous-marin (oui oui! Un vrai de vrai sous-marin!); plusieurs étaient tentants, mais notre choix s’est arrêté sur le Diable Vert à Sutton. Il s’agit d’une magnifique propriété où il est possible de séjourner en tente et dans différents refuges meublés. J’y étais déjà allée en camping quelques années plus tôt et j’avais trouvé le site enchanteur. J’étais curieuse d’essayer un de leurs fameux Pods, de toutes petites maisons écologiques.

J’avais prévenu Raphaël que le terrain était escarpé et que tous les sites ne sont accessibles qu’à pied. Il y avait toutefois à notre disposition des chariots pour pouvoir hisser bagages et matériel au sommet de la pente. Il faut réalistement s’attendre à faire un peu d’exercice, mais la vue vaut nettement tous les efforts! De notre Pod, nous pouvions admirer les montagnes vertes de l’Estrie et du Vermont. Et que dire du troupeau de vaches Highlands qui broutaient tranquillement l’herbe verte tout près de nous! Certaines bêtes sont curieuses et s’approchent dans l’espoir de recevoir une poignée de foin. De superbes animaux rouquins qui vous feront sentir dans les Alpes (presque 😉 ).  C’est que les propriétaires de l’endroit font aussi l’élevage de vaches Highlands. Si vous êtes amateurs de bonne viande, il est possible d’acheter différentes pièces à l’accueil. Pour y avoir goûté, je vous jure que c’est un produit de qualité supérieure.

Le gîte lui-même était tout petit et confortable. Meublé d’une table, de deux chaises, d’un lit double et d’un poêle à bois, il est habitable été comme hiver. Nous nous y sommes rendus alors qu’il faisait plus de trente degrés (au mois de mai!) et je dois toutefois avouer que  nous avons eu chaud durant la nuit. J’aurais tout simplement dû ouvrir la porte et nous aurions été extrêmement biens. J’étais trop endormie pour avoir ce genre de raisonnement pratique j’imagine! Le matin, la grande fenêtre donnant vers l’est permet d’admirer un lever du soleil spectaculaire, ce sans même sortir du lit.

Il faut savoir que l’habitation n’a pas d’électricité ou d’eau courante. Une toilette sèche se trouve à proximité du Pod et une lanterne à pile nous a été prêtée à l’accueil. Heureusement, le bois pour faire un feu extérieur nous a été livré en fin d’après-midi, alors pas besoin de le monter à pied. Le feu de camp avec les vaches, les montagnes et les étoiles est un des plus beaux qu’il m’ait été donné de voir.

Petit détail intéressant, les sites sont assez éloignés les uns des autres. Certains sont plus à couvert, en forêt, d’autres sont en périphérie ou au centre de la clairière (comme le nôtre). Toutefois, la bonne distance qui les sépare offre une certaine intimité aux visiteurs, ce qui est très appréciable.

Plusieurs activités sont offertes sur le site, comme la randonnée, le kayak, le paddle board et la descente de rivière en tripe. L’hiver, il est possible de faire de la raquette, du ski de fond, de la glissade ou du patin. Notre choix s’est toutefois arrêté sur le vélo volant. Ce vélo suspendu permet d’avoir un coup d’œil imprenable sur la forêt et les environs. C’est le seul endroit au Canada où il est possible d’en faire et si j’ai bien compris, il n’y a que trois installations du genre au monde. Toutefois, si vous avez le vertige, cette activité n’est pas pour vous! J’ai été impressionnée par la hauteur, je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi haut.

On nous assure que l’activité est 100 % sécuritaire et un vidéo explicatif est présenté à chaque participant avant le départ. Un tour dure environ 45 minutes et il faut prendre le temps de s’arrêter et d’admirer le paysage.

Notre visite fut brève, mais vraiment très agréable. Pour l’apprécier, il faut toutefois savoir à quoi s’attendre et être prêt à vivre dans un gîte rustique. On peut voir la chose comme étant du camping, mais dans une petite maison plutôt que dans une tente. Le site est aussi très bien entretenu et un bloc sanitaire complet est accessible près de l’accueil. Pour moi, le paysage et la quiétude de l’endroit valent le détour et je compte bien y retourner un jour. J’espère que ce sera pour plus d’une soirée cette fois!

Et vous? Quel est votre coin de campagne préféré?

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault