Un Noël victorien

L’an dernier, j’ai reçu ma famille pour Noël et dès le lendemain, je pensais déjà au Noël suivant. J’avais envie d’une soirée distinguée, d’inspiration victorienne. J’ai donc misé sur une décoration plus naturelle, mettant la verdure de nos forêts à l’avant plan.

J’adore toujours autant le sapin que nous avons choisi nous-même en forêt. Un grand mince à la densité parfaite pour laisser briller les ornements qui le décorent.

Sur les meubles du salon ont simplement été déposées quelques branches de pin et de cèdre. Je n’ai eu à ajouter qu’un minimum d’éléments brillants pour un pop festif.

L’élément central de ma décoration est toutefois la table. Au cours de la dernière année, j’ai fais l’acquisition d’un service de vaisselle du dimanche et j’avais beaucoup trop hâte de l’étrenner! Les verres finement taillés, la coutellerie dorée et la superbe vaisselle blanche et or sont d’un chic fou!

Le centre de table est composé de pin, de cèdre et de houx pour une touche de couleur. Le tout mis en valeur par de simples bougies blanches.

Bien que nous n’ayons pas une maison victorienne, ce que j’avais en tête s’est bien transposé dans notre loft. J’adore les préparatifs de Noël et je me doute que dès demain je vais me mettre à penser à la prochaine réception. Haha!

Je vous souhaite le plus beau des Noël avec vos proches. Profitez bien de chaque instant!

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault

J’aime (beaucoup) la musique de Noël

Un de mes plaisirs coupables dans la vie est d’écouter de la musique de Noël. J’a-do-re la musique de Noël. Si je peux vous faire une confidence, il m’arrive d’en écouter à n’importe quel moment de l’année. La plupart des gens en seraient horrifiés, je m’explique mal pourquoi. Après tout, je ne force personne à faire de même.

J’aime tout particulièrement la musique de Noël vintage. J’apprécie un bon classique et les versions revisitées ne sont pas toujours heureuses. Voici quelques-uns de mes records préférés.

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J’aime tellement la voix de Bing Crosby, elle a un petit quelque chose de très réconfortant. Je ne me lasse pas de l’entendre. Évidemment, « White Christmas » est le classique des classiques, mais les chansons enregistrées avec les Andrews Sisters sont aussi très catchy.

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Un peu dans la même lignée, j’apprécie aussi beaucoup Frank Sinatra. Tout particulièrement la pièce « Have yourself a merry little Christmas ». J’aime également l’interprétation de Judy Garland tirée du film « Meet me in St Louis ». Je trouve la mélodie très émouvante.

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Cette compilation publiée en 1989 contient MA chanson de Noël préférée de tous les temps: « Sleigh ride ». Bien que j’aime les paroles autant en français qu’en anglais, la version instrumentale se retrouvant sur cet album est ma favorite. Les sabots, le fouet, le hennissement du cheval. On peut pratiquement s’imaginer dans le traîneau et sentir le froid sur son visage.

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Je ne suis pas une grande fan de Ginette Reno en général, mais cet album de Noël a un petit je ne sais quoi. La jeune Ginette interprète de grand succès comme « Vive le vent », « Noël blanc » et une très entraînante version de « Promenade en traineau » (comme quoi je suis constante dans mes choix. 😉 ). Sa voix est sans artifice et il n’y a pas de grandes prouesses vocales, c’est probablement ce qui fait en sorte que cet album me plait autant.

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L’album que je peux écouter en boucle au mois de septembre sans occupe gêne est la trame sonore de « A Charlie Brown Christmas ». Indémodable, le chic piano de Vince Guaraldi ne peut déplaire à personne. Depuis que j’ai reçu mon tourne-disques, je ne rêvais qu’au jour ou j’y déposerais ce vinyle. Le beau disque vert transparent risque d’être usé prématurément à la fin de cette saison de festivités!

Et vous? Aimez-vous la musique de Noël?

Claude

Un sapin comme quand j’étais petite

J’ai grandi avec des sapins de Noël naturels et ils étaient remplis de décorations bricolées. Des bas et des cannes en pâte de sel, des bonhommes en rouleaux de papier de toilette, des guirlandes d’anneaux de carton, le tout généreusement arrosé de glaçons qu’on déposait délicatement sur les branches. J’y repense et je me dis qu’ils devaient être rudement jolis nos sapins!

L’an dernier, quand j’ai mis le pied chez mon père pour les célébrations annuelles, je n’ai pu m’empêcher de m’exclamer: « Mais quelle splendeur d’arbre de Noël! ». (Peut-être pas exactement dans ces mots, mais vous pouvez imaginer mon enthousiasme.) Mon papa m’a alors expliqué qu’il l’avait acheté par le biais d’une campagne organisée par le Club des Lions de la ville voisine et qu’il était lui-même allé le choisir en forêt.

Un an plus tard, à l’approche des Fêtes, j’avais toujours le beau sapin de mon père en tête et heureusement pour moi, le Club des Lions avait décidé de renouveler sa vente de sapins pour la guignolée. J’ai donc noté l’activité à mon agenda, bien décidée à faire les deux heures de route pour aller chercher mon arbre. Vous vous direz peut-être que je suis zinzin de faire deux heures de route (aller seulement) pour aller cueillir un sapin en forêt. Ça peut paraître exagéré, mais je me permettrai d’ajouter que je viens d’une famille de cinq enfants. Avoir l’occasion de voir mes parents en petit comité n’est pas quelque chose qui arrive très souvent. Et organiser une activité seule avec mes deux parents et leurs conjoints respectifs, c’est carrément du jamais vu.

Ce matin où j’ai donné rendez-vous à mes parents dans le 3e rang, il faisait -20 degrés, les arbres étaient tous givrés, la campagne était toute enneigée et le soleil faisait tout briller. C’était beau sans bon sens et nous étions bien énervés de nous promener entre les petits arbres pour dénicher les nôtres. Ça valait nettement le réveil à 6h00 un samedi matin et le déjeuner mangé sur la route.

Mon sapin est cute au coton. Un grand mince pas trop fourni, mais quand même assez pour qu’on ait de la difficulté à le faire entrer dans le coffre de l’auto. Mon sapin est mignon, mais il est encore plus spécial parce qu’il est accompagné d’un joli souvenir.  Et maintenant, tout ce que j’ai envie de faire, c’est fabriquer des bonhommes en rouleaux de papier de toilette et des guirlandes en anneaux de carton pour mettre dedans. Comme quoi, on choisi bien de garder ses yeux d’enfants.

Claude
© Textes et photographies: Claude Bourgault